‹ MiragesChapitre 16 sur 30 · A LA ROSE-THÉ · texte numérisé non relu

A LA ROSE-THÉ

v-^R, dans le cristal qui vous possède. Rose,

dans l'intimité des pénombres décloses,

vous m apparaissez, Princesse de langueur ;

votre lourd front las porte le poids d'un rêve...

Rose, dans la chambre aux pénombres moroses

vous vous souvenez. Rose-thé, nouvelle Eve,

du jardm perdu que troublait votre cœur,

de ce paradis embaumé de corolles...

Et je n'ai pour vous. Rose, que mes paroles.

Rêvez... Penchez- vous... Ne suis-je votre sœur?

N'ai -je aussi vécu la mmute fatale

où le paradis échappe à l'Eve folle?

Mais je vois, ie vois s'effeuiller vos pétales...

Rêvez... Penchez- vous... Donnez-moi votre cœur,

Rose, Rose-thé, Princesse de langueur!

A LA ROSE ROVGE 73

Ct vous si multiple, Cramoisie, au bord de l'uni bassin dormant

où s'attarde ma fantaisie ; vous. Odorante, qui persistez comme un regret dans la brume chaude, et dont mes mains s'imprègnent longuement ; vous, effeuillée sur l'émeraude visqueuse des eaux, pétale à pétale...

Rose, n'êtes-vous la sanglante beauté dernière des mourants étés ?

Ou peut-être, livrée à l'aile brutale des nocturnes désirs.

Rose, n'êtes vous parmi les vierges sages que cette pudeur montant à leur visage?

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