ACTE DEUXIÈME
Le cloître enfin m'ouvre ses portes.
VINCENT
Je suis le missel que tu portes; C'est moi qui te consolerai.
Si tu me suis au monastère, Là je mourrai!
VINCENT
Alors je me ferai la terre; Et je t'aurai!
Maintenant je me crois aimée!
Fuyons tous deux sous la ramée, Au fond du bois silencieux!
La nuit sur nous étend son voile;
Et, dans les cieux, Je vois une amoureuse étoile Luire à mes yeux !
VINCENT et MIREILLE.
La nuit sur nous étend son voile ;
Et, dans les cieux, Je vois une amoureuse étoile
Luire à mes yeuxl
LES ARLÉSIENNES et LES JOUVENCEAUX.
Comme le jour au sein des cieux.
Comme une étoile.
Dans Tair sans voile, L'amour rayonne dans leurs yeux!
Fanfares joyeuses. — Rires et cris confus au dehors. — MtrcillL il)' yinil^nt sont oôpfti'éo par la foule qui envabH le'tUéât)*e.
LE CHOEUR
-Place, place aux coureurs!... sur l'arène brûlante
Au signal ils vont s'élancer!
Landry va disputer le prix à Lagalante ! Qu'ils se donnent la main et l'on peut commencer!