‹ Mireille: opera en cinq actes (volume 2)Chapitre 12 sur 49 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Le cloître enfin m'ouvre ses portes.

VINCENT

Je suis le missel que tu portes; C'est moi qui te consolerai.

Si tu me suis au monastère, Là je mourrai!

VINCENT

Alors je me ferai la terre; Et je t'aurai!

Maintenant je me crois aimée!

Fuyons tous deux sous la ramée, Au fond du bois silencieux!

La nuit sur nous étend son voile;

Et, dans les cieux, Je vois une amoureuse étoile Luire à mes yeux !

VINCENT et MIREILLE.

La nuit sur nous étend son voile ;

Et, dans les cieux, Je vois une amoureuse étoile

Luire à mes yeuxl

LES ARLÉSIENNES et LES JOUVENCEAUX.

Comme le jour au sein des cieux.

Comme une étoile.

Dans Tair sans voile, L'amour rayonne dans leurs yeux!

Fanfares joyeuses. — Rires et cris confus au dehors. — MtrcillL il)' yinil^nt sont oôpfti'éo par la foule qui envabH le'tUéât)*e.

LE CHOEUR

-Place, place aux coureurs!... sur l'arène brûlante

Au signal ils vont s'élancer!

Landry va disputer le prix à Lagalante ! Qu'ils se donnent la main et l'on peut commencer!

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