ACTE DEUXIEME
in
Le cloître enfin m'ouvre ses portes.
VINCENT
Je suis le missel que tu portes; C'est moi qui te consolerai.
Si tu me suis au monastère, Là je mourrai!
VINCENT
Alors je me ferai la terre; Et je t'aurai!
Maintenant je me crois aimée !
Fuyons tous deux sous la ramée, Au fond du bois silencieux!
La nuit sur nous étend son voile;
Et, dans les cieux, Je vois une amoureuse étoile Luire à mes yeux !
VINCENT et MIREILLE.
La nuit sur nous étend son voile;
Et, dans les cieux, Je vois une amoureuse étoile
Luire à mes yeux!
LES ARLÉSIENNES et LES JOUVENCEAUX.
Comme le jour au sein des cieux.
Comme une étoile,
diHiuuauh
Dans l'air sans voiie, L'amour rayonne dans leurs yeux!
s joyeuses. — Rires et cris confus au dehors.
sont^éparés patiékfoule qui envahit le théâtre.
Mireille et Vincent
lUmàw W;iuiitM
Place, place aux coureurs!... sur l'arène brûlante {
Au signal ils vont s'élancer!
Landry va disputer le prix à Lagalante ! Qu'ils se donnent la main et l'on peut commencer!
Les coureurs se donnent solennellement la main. On entend un roulement de tambourins. A ce signal, la foule^e précipite vers les portes du cirque.
voRSû'éHMes.
s!... vite! il faut se presser!.
Eh bien! .. Mireille, on t'abandonne:
Les voilà tous partis; — tu ne les suis donc pfs
Elle s'asseoit sur un escabeau et lui fait signe d'i
>2* V;ens là-! je veux te dire une chose
Vjens là-! je veux te dire une cho^e tout bas/ Parlez, bonne Taven
Elle s'approche vivement JW V^v » TAVEN.
"^ ^ Oui, oui, tu me crois bonne
"^ -*L parce que irai promis mon aide à tes amours!
Ôi,
Wùow
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MIREILLE, souriant.
Peut-être bien-!... Dites toujours!...
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Voici la saison, mignonne, -4 ( y
< >u les galants font leur choix!«*r ^
L'amour vole et papillonne r ^*
Par les prés et par les bois! ( I) l</\
Les jouvenceaux sont en quête " ^-^
De filles à marier...
La belle fait la coquette,
Le père se fait prier ;
Et plus d'un anneau se donne,
Qui passe à de jolis doigts!...
Voici la saison, mignonne,
Où les galante font leur choix! .
MIREILLE, tristement.
Oui ! c'est le temps des accordailles! ■ Mais pourquoi parler de cela?
TAVBN.
Tout à l'heure, en rôdant par là,
Le long de ces vieilles murailles,
J'ai vu trois galants dont j'ai ri,
Se conter leurs amours rivales ; Ourrias le dompteur de taureaux, — Alari Le berger, et Pascoul le gardeur de cavales..,
Eh bien?
TAVEX.
A leurs propos, s'il faut ajouter foi, Celle qu'ils ont choisie et qu'ils aiment... c'est toi! .
Moi?...
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— Trahir Vincent, vraiment ce serait être folle! Quand passe le bonheur, s'il n'est pris, il s'envole !
<ç Mon cœurne peut chauffer! v 0 r L,