M H A N T R O PIE
bénédiction céleste!.... J’étais abandonné dans ma chau* mière, la fièvre minait ma faible existence; le vent, la pluie, pénétraient dans ma misérable demeure; je n’avais rien pour me couvrir, et pas un misérable morceau de pain pour mon bon Fidèle , ce compagnon de mes vieux jours.
( A Eulaîie : ) C’est dans cet état que vous parûtes à mes jeux comme un ange consolateur. Vous me procurâtes des secours; mais le charme de vo s paroles a été pour moi le plus touchant de tous les secours. Je suis guéri; je jouis du plaisir de venir vous en rendre grâces, ma noble bienfaitrice.
E U L A L I E , d'un ton suppliant .
De grâce, bon reillard, laissez....
Non, non... laissez-moi mouiller de mes larmes celle main généreuse; laissez-moi <\onc embrasser vos gêhoux.
( EulalieVen empêche .) C’est par vous que le ciel a béni ma vieillesse. Ce matin , l’étranger qui demeure près de ma chaumière, vient de me faire présent d’une bourse d’or pour racheter mon fils.... Je m en vais a la ville; je racheté mon enfant; je lui donne pour épouse une brave fille, et peut-être que j’aurai encore la douceur de tenir sur mes genoux le fruit de leur tendresse!.... Et vous, madame, si jamais vous passez devant mon heureuse cabane... Oh ! quelle satisfaction ce sera pour tvous de pouvoir vous dire : Hé bien! voilà pourtant mon ouvrage , voilà les heureux que j’ai faits !
C’est assez, bon vieillard, c’est assez.
C’est assez.,.. Hé bien! oui, c’est assez; car , non, je ne puis exprimer tout ce que je sens. Oui, madame, le ciel et votre cœur, peuvent dignement vous récompenser. ( Il luj> baise la main avec V ardeur de la pim vive reconnaissance, et sort . )
( Peters , qui est resté la bouche béante à écouter de loin eette scène , sort avec lui , en s'essuyant les yeux. )
Si