SARRAZIN
(Ode sur la bataille de Lens), Il monte un cheval superbe Qui, furieux aux combats, A peine fait courber T herbe Sous la trace de ses pas ; Son œil est ardent, farouche ; L'écume sort de sa bouche ; Prêt au moindre mouvement, Il frappe du pied la terre, Et semble appeler la guerre Par un fier hennissement.
VOLTAIRE
Henriade.
Les moments lui sont chers, il court dans tous les rangs Sur un coursier fougueux plus léger que les vents, Qui, fier de son fardeau, du pied frappant la terre, Appelle les dangers et respire la guerre.