ATTRIBUÉ A VOLTAIRE
Par votre humeur le monde est gouverné ; Vos volontés font le calme et Forage ; Vous vous riez de me voir confiné, Loin de la cour, au fond de mon village.
Mais n'est-ce rien que d'être tout à soi, D'être sans soins, de vieillir sans emploi, D'avoir dompté la crainte et Tespérance?
Ah ! si le ciel, qui me traite si bien, Avoit pitié de vous et de la France, Votre bonheur seroit égal au mien ! *
Voici un délicieux madrigal, qui, composé d'abord par Marot, en 1524, pour Diane de Poitiers, a été imité succes-
* En signalant à Fréron ce plagiat audacieux, un avocat au Parlement, nommé Moniseau, rappelait que l'idylle des Moutons^ qui fit tant d'honneur à M"« Deshoulières, est en réalité l'œuvre de Coutel, du moins pour les plus jolis passages.
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sivement par Ferrand, poète aimable, mort en 17 19, et par Voltaire :