MÉDICAMENTS EXPLOSIBLES
[Med. Record, 1885.)
Un médecin ayant ordonné un gargarisme de chlorate de potassium, de chlorure de fer et de glycérine, le client porta son ordonnance chez le pharmacien qui la prépara séance tenante. Cinq minutes après, 1 acquéreur ayant mis le médicament dans sa poche, était violemment frappé par l’explosion de ce dernier. Y avait-il eu- faute de la part du pharmacien? Oui, dans ce sens que ce dernier eût dû avertir le client. Mais peutêtre était-il aussi ignorant que le médecin. Nous avons déjà eu occasion de signaler aux médecins les médicaments explosibles. Mais à quoi bon parler à des sourds ? Et dire que ce sont les allopathes qui font la guerre aux dosimètres ! ^ ^
(1) Le docteur Combes n’a eu d’autre tort que de voir juste. Il a été comme l’âne, dans la fable « Les animaux malades de la peste ».
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.
DE LELECTROLYSR.
M. le docteur H. Henrot.de Reims, rappelant les résultats très avantageux obtenus par l’électrolyse capillaire dans un goitre vasculo-kystique, a employé également ce moyen avec succès, chez un malade atteint d’un vaste kyste hydatique du foie. Un homme de soixante ans, portant cette tumeur, éprouvait des douleurs continuelles telles, qu’il avait complètement perdu l’appétit et qu’il était tombé dans une cachexie profonde. Une seule séance d’électrolyse capillaire de deux minutes de durée, avec trente éléments de la machine de Gaiffe (le pôle positif communiquant avec la canule, le pôle négatif appliqué sur la cuisse) suffit pour amener la guérison. Aussitôt après l’opération, les douleurs insupportables qui minaient le malade depuis plusieurs mois, cessèrent comme par enchantement. L’opération date maintenant de près de deux ans; le malade a retrouvé sa bonne santé d’autrefois. Lélectrolyse capillaire, c’est-à-dire où l’aiguille est remplacée par une canule qui reste libre, présente, selon l’auteur, les avantages suivants :
1° Elle supprime immédiatement les douleurs ;
2° En évacuant une partie du liquide de la poche, elle permet à l’action chimique de s’exercer d’une façon plus active sur un liquide de faible tension ;
3° Elle permet pendant le passage du courant, la sortie de la mousse gazeuse qui résulte de la décomposition chimique de l’eau entrant dans la composition du liquide kystique ;
4° Elle tue les hydatides et transforme une substance vivante à marche constamment envahissante, en une poche indifférente, qui se durcit, se rétracte sans amener la moindre gêne fonctionnelle ;
5° Elle amène la guérison définitive du kyste sans faire courir au malade les dangers d’une opération grave, ou des conséquences toujours dangereuses d’une longue suppuration. (Congrès de Grenoble, 1885.)
On aura soin de reconstituer les forces du malade par la quassine, la strychnine, les arséniates.