‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 20 sur 246 · BICHAT SUR LES MALADIES DU COEUR ET DES VAISSEAUX : ARTÉRIOSCLÉROSES · texte numérisé non relu

BICHAT SUR LES MALADIES DU COEUR ET DES VAISSEAUX : ARTÉRIOSCLÉROSES

. AORTITES, CARDIOPATHIES ARTÉRIELLES, ETC., PAR LE PROFESSEUR H. HUCHARD.

(Paris, 0. Doin.)

L’honorable professeur a fait sur l’étude de ces affections — la plupart incurables — un gros traité de 917 pages. C’est le cas de répéter

Un grain de mil eût mieux fait mon affaire.

Tout se réduit, en effet, quant au traitement, à l’emploi de la digitale. Ce médicament dangereux, dont le professeur Peter a dit : « Le commencement de la sagesse est la crainte de la digitale. » M. Huchard cherche à réhabiliter ce médicament : « Nul ne s’aviserait de nier le pouvoir de la digitale; il n’est guère de médecin qui, grâce à lui, n’ait obtenu des cures désespérées et rappelé à la vie des malades ayant déjà un pied dans la tombe. » Par contre, combien de malades n’y a-t-il pas précipités !

« Pourquoi cet agent reste-t-il inerte ou même se montre-t-il positivement nuisible chez d’autres? » C’est que dans le premier on avait donné une digitale cultivée et dans le second une digitale sauvage.

» C’est ainsi que le choix des préparations ou du modus administrandi n’a rien de facultatif et qu’on doit adapter aux circonstances particulières soit la forme de l’arme, soit Ja manière de l’employer. Par malheur, il est moins facile d’établir des distinctions de ce genre que d’en sentir la nécessité. Aussi bien Fonssagrives ne voyait-il d’autre issue à ces difficultés que le tâtonnement, et d’autre guide que le résultat produit. » Mais en attendant le malade meurt.

« La digitale —a dit certain interlocuteur—c’est la bouteille à l’encre », et M. Huchard n’est pas parvenu à l’éclaircir. Les seuls moyens, ce sont les remèdes dosimétriques qui servent de pierre de touche, notamment la strychnine, l’aconitine, la digitaline, dont le Répertoire fournit tant d’exemples Mais nous soupçonnons que M. Huchard ne la pas même lu. Il n’en a pas été de même de Fonssagrives quand, en plein soleil, sur la Grand'Place de Montpellier, il nous disait : « Je publie, en ce moment, une

matière médicale, mais je vous déclare que je u’y parle pas de la dosimétrie. » Ce qui nous a laissé parfaitement indifférent, car nous avons pour public tout le corps médical, tandis que l’édition du livre de Fonssagrives n’a eu que de rares lecteurs. A moins que M. Dujardin-Beaumetz n’en fasse un jour la préface, que nous nous engageons à reproduire dans le Répertoire, comme celle du livre de M. Huchard, cette « inutile histoire naturelle », puisqu’on meurt des maladies du cœur les lésions anatomopathologiques une fois confirmées. D 1 B.

TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE, PAR LES DOCTEURS CLAYE SHUW ET 1IARRISON CR1PS.

(British medical Journal, juin 1890.)

Un homme âgé de vingt-neuf ans, présentant des signes très nets de paralysie générale progressive, fut trépané. La plaie guérit par première intention. Peu de temps après, on nota une remarquable amélioration de la mémoire et la disparition complèle des douleurs de tête qui tourmentaient le malade avant. Les troubles de la motilité persistèrent. Bans un autre cas de paralysie générale, la trépanation fut également suivie d’un relèvement dans l’état mental du malade. Nous citons ici ces deux observations, bien qu’incomplètes, mais qui font voir l’indépendance de l’état physique et de l’état psychique. Un fait à l’appui de cette thèse se trouve consigné dans les Annales de la Société de médecine de Gand. Un jeune homme, d’humeur triste et en proie à des douleurs continuelles de tête, s’était tiré au front un coup de pistolet. La balle avait trouéTos, sans le faire éclater, et on ne put l’extraire : probablement quelle avait glissé entre les deuîf hémisphères et était allée se loger dans l’occiput. Le malade, une fois remis, sembla avoir ignoré son état antérieur et sa tentative de suicide. Il était guéri au moral et au physique. Gela a tout l’air d’un conte fait à plaisir, mais l’invraisemblable peut être quelquefois le vrai. D 1 B.

de médecine dosimétrique.

QUELQUES remèdes nouveaux.

(Rivista çlinica e- terapeutica, mai 1890.)

Depuis que la chimie est parvenue à dévoiler les secrets de la nature, il n’y a pas de jour qu’on ne voie surgir quelque produit de laboratoire « dont il faut se hâter de se servir pendant qu’il guérit encore ». (D r Double.) Tel est le düio-salicylate de soude, chimiquement constitué de deux atomes de soufre avec deux molécules d’acide sahcylique. Cest une poudre blanc-grisâtre, très hygrométrique, très soluble dans l’eau, qui vient d’être introduite dans la thérapeutique, comme succédané du salicylatede soude. Expérimenté par Knoblauch à la dose de 20 centigrammes le matin, et 20 à 40 centigrammes le soir, dans quatre cas de rhumatisme polyarticulaire, dans un cas de rhumatisme monoarticulaire, et dans un cas de rhumatisme blennorhagique avec irido-choroïdite, elle a dissipé, en huit jours dans les cas graves, en deux jours dans les cas légers, la fièvre, la douleur et le gonflement des articulations. Aucun malade n’a eu des bourdonnements d’oreille ou autres inconvénients. Le malade atteint de rhumatisme blennorhagique avait été traité sans succès, pendant douze jours, par le salicylate de soude, à la dose de 4 à 6 grammes. Traité par le dilio-salicylate de soude, à la dose de 19 à 20 centigrammes par prise, trois fois par jour, la fièvre a cessé et, en dix jours, la guérison a été obtenue. A la dose de 40 centigrammes par jour, ce médicament n’a pas eu d’action sur la température fébrile d’un tuberculeux En somme, le ditiosalieylate de soude serait moins dangereux que le salicylate de soude, et sans inconvénients gastriques. U.i bon point à M. G. Sée, qui le signale dans son journal la, Médecine moderne. D ‘ B -

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