DES POIDS, DES MONNOIES, &C. DE L’ORIENT, LES INDES, &C
llgr. Son titre est fort bon; sur cent parties il n’y en a qu’une où deux de remède. On peut évaluer la rupée à 2s. 64, sterling: La rupée d’or vaut 14 10s. La proportion de l'or à l'argent est 193 à un. Livres Sterling.
Un lack de rupées = 100,000 rupées = 13,500 7 Fraser, p. 50. Une crore de rupées == 100 lacks == 1,260,000 Un arrib de rupées == 100 crores == 125,000,000
Un dam est une monnoie idéale qui vaut la quaranti¢me partie d’une : : rupée, 3 d'un sous d’Angleterre. On s’en sert pour exprimer les revenus des fonds de terre.
Du tems de l’Empereur Shah Jehan, en 1647, l’empire comprenoit Idem, p. 26. vingt-trois grandes provinces, dont je vais donner les noms et les revenus annuels comme M. Frazer les a trouvé dans les mémoires les plus authentiques de ce pays-là.
ow
Crores de Dams. Livres Sterling.
1. Dehli 100 3,125,000 2. Agra 90 2,812,500 ° 3. Lahor go 2,812,500 4. Ajoir 60 : 1,875,000 5. Dowlatabad 55 1,718,750 ’ 6. Berar §5 1,718,750 7. Guzarat 53 1,651,250 leg. 1,646,250:
8, Bengal 50 1,502,800 9. Alehabad 40 1,250,000 10. Bahar 40 1,250,000 11. Maloa 40 3,230,000 12. Khandeish 40 1,250,000 13. Audih 30 987,500 14. Maltan 28 875,000 15, Odissea 20 - 625,000 16. Cabul 15 468,750 17. Cashmir 15 468,750 18. Tatta 8 250,000 19. Balk 8 250,000 20, Kandahar 7 > 218,750 21. Biduckshan 4 125,000 92. Tillingann 30 987,500 23. Buglana 2 | 62,500 ToTAL 890 27 500,000
VOL. Ill. SP Ce.
Frazer, p. 34.
Idem, p. 320, .
Arbuthnot, p. 34.
Frazer, p. 168.
#74 DES POIDS, DES MONNOIES, &C. DE L ORIENT, KES INDES, &c.
Ce même prince entretenoit une armée de 911,400 hommes, cavalerie et infanterie, payés sur le trésor royal.
- Les provinces de Balk, Biduckshan, et Kandahar furent ensuite
perdues : mais Auringzebe conquit les deux grands royaumes de Visa.
‘pore et d’Hyderabad, ou Golconde. Le premier lui rendoit par an
1,078,305,000 dams (3,369,700 /. s.), et le second 1,113,360,000 dams (3,479,250 L.'s.). Cet empereur partagea l’empire en 19 grands provinces dont les vicerois s’appellent soubahs. A sa mort en 1707 il laissa un revenu annuel de 12,071,876,840 dams (37,724,615 1. .s. 2s. 6d.). Son empire est bien déchu depuis sa mort.
On a apprécié le total de ce que souffrit 1’Hindostan dans l’expédition de Nadir Shah à un arrib de rupées, 125,000,000/. s.; vingt crores, 25,000,000 7. s. des pertes, incendies, dévastations, &c.; dix crores du butin qu’y firent les troupes Persannes (12,500,000 4. s.), et soixante-dix crores des trésors que le vainquour enleva (87,500,000 /. *) En voici le détail,
En pierreries de l’empereur et des Omras = - 25 31,250,000 Le trône du Paon et à autres, &c. - - ° 9 11,250,000 En argent monnoyé ~ = - - 25 31,250,000 ‘En vaisselle d'or et d’argent ‘ = - . = 5 6,250,000 En étoffes, meubles, &c. ‘ - . - - 5 6,250,000 En canons, munitions de | guerre, &c. - . - 1 1,250,000
( : Tora .'. 70 "87,500,000 ‘ Dans l’Hindostan le seer de bled pèse environ deux livres et demie ; an compte que notre quartier en pèse 544:
Pendant l’expédition de Nadir Shah, la disette regnoit à un tel point dans le camp des Indiens qu’un seer ow 14 seer se vendoient pour une rupée ; c’est à raison de 18/. ou 272. par quartiet. Les Persans se procuroient l’abondance par les fourrages qu’ils faisoient dans le pays. Le froment se véndoit chez eux à raison de 12 seers 30 livres par rupée ; c’est 24. 5s. par quartier. Un prix très commun en Angleterre.
Tl y a deux cosses en Hindostan. La première réglée par l'autorité publique, et dont on se sert pour mesurer les chemins du royaume, est de 4000 verges Angloises (1875 toises). . L'espèce de cosse usitée
dans
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dans plusieurs provinces varie de 2000 à 2500 verges, c'est à dire 9373 à 11714 toises, | Nadir Shah s’empara de toutes les terres d’église en Persé. Elles se Fraser, p. 152. montoient à 1,000,000 tomans par an, 2,500,000 /. 5. | | aust, pa 308. Nadir Shah avoit une armée de 200,000 hommes, la plûpart Tartares; Pee elle lui coûtoit cing millions de livres sterling par an, à raison de 100 écus par soldat ; chacun étoit lui-même obligé de se pourvoir d’armes et d'habits. Pour soudoyer cette armée le tyran ruinoit la Perse sans vouloir toucher à son trésor Indien qu'il regardoit comme sa. dernière ressource; mais qui a été dispersé après sa mort. On peut prendre une idée très exacte des mesures Chinoises dans tin Mém. de Litt
tom. XXVili.
Mémoire de M. d’ Anville : en voici le résultat: | p.487—503,
10 grains de ml 221 fuen
10 fuens = 1 créun ou doigt 10 créuns ou doigts = 1 ché ou pied 6 pieds | = 1 pun ou toise . 10 pieds + = 1 chan ou canne a . .
eos 1800 pieds ‘+ = 1 li ou mille Chinois,
Comme les voyageurs ne sont point d’aecord sur. la mesure du pied Chinois M. d’Anville consulta le P. Gaubil, missionnaire à Pekin. .Ce | Père. s’assura que le pied impérial étoit au pied de roi comme 500 à . 508, . c’est à dire onze pouces neuf lignes et sept dixièmes de lignes, et par conséquent douze pouces sept lignes et deux dixièmes de lignes du pied Anglois. a | T.F. P. Poa. Verg.Angl. P. Pouc.
Le li, mesure itinéraire == 295 13 = 629 2 4
193 li sont égaux à un dégré du grand cercle; cependant les math¢maticiens Chinois y comptent unanimement 200 li. On pourroit attribuer cette différence à leur peu d’habileté, ou au désir de n’employer qu’un nombre rond ; si l’on ne savoit que telle fut la décision de lempereur Cam-hi et que personne n’osa y contredire ni la rectifier.
Telle est la mesure des li actuels; mais M. D’Anville croit en avoir trouvé de ‘plus petits dans les siècles reculés. Un rapport des parasanges au li dans le-quinziéme siècle lui en donne de ceux-ci de 272 au dégré. La mensuration même d’un dégré dans le huitième lui en
3P2 fournit
Voyage to the E. L p. 316—
Mémoires, p. 249, &c.
Description Gen. t. ii. p. 21.
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fournit de 338; et la distance de Pekin à une ville Tartare lui en fait, du troisième siècle avant J. C. de 405 au dégré. Tout cela est: fort ingénieux et paroît même assez vraisemblable. Je voudrois avoir eu les mêmes secours sur les poids qui sont en même tems la seule monnoie d’or ou d'argent que cennoissent, les Chinois. Les réponses vagues et obscures des missionnaires m’ont engagé à consulter les voyages d’un négociant qui a passé six mois à. Canton. Il n’a pu connoître que tes objets du commerce, mais.il doit être assez instruit là-dessus. Selon lui,
10 li, (les Européens les appellent cash) == 1 candarin