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CL Ratil i. 111.
Ammian. Marcellin. xvi. 10. p.
102, 103. Edie, Gronov.
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Nec minus et propriis celebrantur. roscida venis OO F Totaque nativo mœnia fonte sonant ; :
Fogidus æstivas hinc temperat halitus auras, Innocuamque levat purior unda sitim.
Quid loquar inclusas inter laquearia sylvas, Vernula qua vario carmine ludit avis?
Vere tuo nunquam mulceri desinit annus, Deliciasque tuas victa tuetur byems. . D Erige crinales lauros seniumque sacrati Verticis, in virides, Roma, recinge comas ; Aurea turrigero radient diademata cono, Perpetuosque ignes aureus umbo vomat.
L'empereur Constance vint à Rome en 356. Tout l'étonnoit dans cette capitale. Il reconnut que la vérité surpassoit la renommée. Dans la visite qu’il fit des objets curieux de la ville et des environs, il admiroit sur-tout, 1. Le Capitole, digne du Dieu qu'on y servoit. 2: Des
bains grands comme des provinces entières. 3. L’amphithéatre con-
struit de grandes pierres Tiburtines, et d’une hauteur où l'œil avoit peine à atteindre. 4. Le Panthéon, qui paroissoit un quartier entier, et dont les arcades étoient très élevées. 5. Les colonnes creusées en escalier et portant les statues des princes. 6. Le Temple de Rome. 7. Le Forum de la Paix. 8. Le Théâtre de Pompée. 9. L’Odeum et le Stade. 10. Mais sur-tout le Forum de Trajan, ouvrage dont la grandeur et le singulier frappoient également et excluoient à la fois la description et l’imitation. Constantin et le prince Hormisdas admirèrent sur-tout la statue . colossale de Trajan à cheval placée au milieu de la superbe basilique.
V. Berg. Grands ÆraTEs. On peut distinguer quatre ages de cette ville. 1. Du tems
Chemins de
PEmpire. |. . des premiers rois, elle ressembloit plutôt à un camp de Tartares, qu’a
Te Liv. ie 35,
une ville Européenne ; un assemblage confus de cabanes qui ne renfermoient qu’une troupe de pâtres dirai-je, ou de brigands. Le palais de Romulus s’est conservé long tems. Elle n’étoit qu'une petite chaumiére. 2. L’an de Rome 138, avant Christ 616, Tarquin l’ancien fut élu roi; il apporta dans l’état naissant le goût des arts. Quand je songe au goût Etrusque qu’on appercevoit dans tous les premiers monumens de Rome, et que je le compare avec l’attachement exclusif des Grecs pour leurs artistes, l'origine Corinthienne de Tarquin me paroît très suspecte. Quor
Quéiqu’il en soit, cet étranger construisit beaucoup d'ouvrages publics, le grand Cirque, et les Cloaques;.il commença le Capitole et des murailles de pierre autour de la ville, et ses successeurs n'eurent que la gloire d'exécuter ses idées. . Les anciens parlent avec étonnement de la grandeur de ces monumens: des cloaques sur-tout, qui auroient fait hon-
eur au siècle d’Auguste, et qui paroissoient bien au-dessus des forces
d'un petit roitelet. Mais ne seroit-il pas. permis de croire que-la gloire du fondateur a obscurci celle des consuls et des censeurs qui ont rétabli, agrandi, et perfectionné.tous ces ouvrages? Je vois que les censeurs donnèrent une fois mille talens pour- nettoyer et pour rétablir ces cloaques qui s’étoient bouchées. Les premiers consuls contribuérent peu à l’embellissement de la ville. Le magistrat d'une année ne pouvoit guères dédier l'ouvrage qu’il auroit commencé, pendant que la gloire plus brillante d’un triomphe ne coûtoit alors. qu'une campagne heureuse de quinze jours. Les Gaulois ont dû trouver dans Rome une ville assez pauvre et mal-bâtie. Je pense. qu’on se fait une idée trop outrée des ravages de ces barbares, et que de quelques expressions un
pou: hyperboliques de Tite Live, on. a conclu un peu légèrement que. v. Ti Liv.
toute la ville avoit périe dans l'incendie des Gaulois. Mais sans me servir du fameux passage de Polybe, qui soutient que la ville s’étoit rache- | tée-du feu et même du pillage, sans m’appuyer d’une expression de Tite Live, douteuse à la vérité et qui peut ne regarder que le premier jour,
je dirai seulement, 1. Que dans l'incendie de Néron on vit périr le tem- Tacit. Annal.
ple dela Lune, l'ouvrage de Servius Tullius, et le temple de Jupiter Stator construit par Romulus, le temple de Vesta et le palais de Numa; et l'autel et le temple d’Hercule qu'on attribuoit à Evandre, et qui n’étoit
xv. 41,
certainement pas moins ancien que la ville même. 2. Que d’abord Tit. Liv. v.55.
âprès la défaite des Gaulois, avant qu’on eût appris la résolution de rétablir la -ville, le-sénat s’assémbla .dans la Curia Hostilia, qui a dû s'être trouvée:au milieu des quartiers Gaulois. Je conviens que les Gaulois firent ‘beaucoup de mal à Rome, et qu'un très grand nombre de.monu- ‘mens publics et de maisons particulières furent embrasées.. 3. Les Ro
amaïüs;rebâtirent bientôt la ville, mais avec une telle précipitation qu'on :
ne tiroit pont les rues: au cordeau, et que les cloaques, qui devoient être toujours sous les lieux publics, se trouvèrent. dans beaucoup d'endroits sows‘ les maisons. . La ville se wessentit longtems de cette circonstance.
‘VOL, NL 00 Les
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Les rues étoient toujours remplies de sinuosités, et fort étroites, et les
Cicero de Leg. Maisons d’une hauteur extraordinaire. - Il n’y avoit que les fauxbpures, Rss. Île champ de Mars, &c. bâtis dans un tems plus heureux, qui n'avaient | point ces désagrémens, Les embellissemens de la ville ne commengérent que. vers le milieu du cinquième:sièele, sous la censure d Appius Clau-
dius, qui construisit un aqueduc et un grand chemin pavé jusqu'à Ca
Tit. Liv. ix. 29. poue.. Ces ouvrages étoient originaux dans leur espèce. Rome s’enrichit bientôt. La dévotion de ses généraux la remplit de temples,
Chaque victoire fournissoit l’occasion du vœu, les richesses pour bâtir le
Plin. Hist, Nat. temple, et les ouvrages d'art paur l’orner. Quand: on songe que Volsi, ai, petite ville de l’Etrurie, a fourni deux milles statues, il est difficile
de calculer ce que les généraux ont.dû tirer de Tarentum, Syracuse;
Carthage, Corinthe, Athènes, Pelta, et Alexandrie. Pompée, Céser,
Auguste, et Agrippa, l'avarice des gouverneurs, et le luxe des pastion
Tacit Annal.xv. liers, tout contribua à. remplir Rome des:plus beaux édifices. infin. le Bueton, in Ne- 18 Juillet, l’an de Romé 817, et de l'ère Chrétienne 64, le hard, et peut-êtte-la vanité: de Néron, alluma une incendie affrense, qui dure : ais
jours et sept nuits, et qui réduijsit en) cendres un Hombre .infini de, mar
sons et de temples, les dépouilles des-gnerres Celtiques et Pumiques,. et
les plus beaux ouvrages de la Grèés.. Des.quatorze régions; trais firent
ruinés de fond en-comble; sept sguffrirent au point qu'il n'en :resta::que
peu de batimens; il n'y en eut que quatre ab le feu ne’pervint pas 4
Rome renaquit bientôt de ses cendres, plus belle qua jamais. Les règle.
mens de Néron seroient dignes du: plus sage des princes: On distrilnia
les quartiers d’une façon régulière, on tira lea: rues au..cordean on lets
donna une largeur convenable; an.les:orna par:tdut de portiques, où de
voit employer les débris des, édifices :à remplir des maris d'Ostie Les
Mon Joumal, le propriétaires étoient obligés de-rebâtir de pierre de:‘Tibar.ou de. Gabii, à MERS l'épreuve du feu, ét'sana murs mifoyene. : Cet édit, appuyé ds l'autorité, des récompenses, et. de l'exemple du. prince, aussi bien que de ann suc
cesseur Vespasien, produisit: un:tel effet, que.rsalgré des horrenrs.de trois
guerres civiles et.de trois fantômes d’enpereuss, toubse retrouvoit sur
Pin. in prafat, UN pied bien supérieur.à. l’ancienne ville dans: le :tems.que: Pline iacheva Hit Naw. sort histoire nafurcllcen 851. Les fléaux physiques sontbientt réparés #5. dans une capitale-dont les ressources sont.cellés d'un.enrpire entier. Depos Vespasien jusqu'à Marc Aurtle; tous ‘les empereuss:.se.sont piqués
. :. ‘de
“"ANTIQUÆP ITALIÆ. es
de contribuer à l'embellrssemrent de Rome, et-si la: décadence .des arts eispêcha Sévtre:Alexaudre, Aurélien, et Dioclétien d'y mettre antant de goût, ils:tachérent au:moms d'y suppléer par la magnificence. . La fon- Moe Journal, le dation de Constantinople affoiblit Rome, les- barbares -y :firènt quelque ones dégat, mais c’est au zèle des papes, qui ruinèrent les temples, et à la misère des siècles suivans, qu'il. faut attribuer la ruine de la plûpart des édifices de l’ancienne Rome. Grégoire le Grand et le laps du tems y ont fait plus de mal qu’Attila =. :
Roma Dea. Le peuple de Smyrne, pour faire sa cour aux Romains, Tacit. Anna. iv. batit un temple à Rome Déesse. : Cet exemple d’adulation et de super- ** stition fut bientôt imité dans toutes les provinces ; mais ce ne fut qu’en 874, 315 ans après la fondation du temple de Smyrie, que l'Empereur Hadrien introduisit te culte de la capitale dans la capitale même. ‘II y y. yetesium ad bâtit un temple magnifique, et ordonna que la fête des Palilia ne seroit plus Amis. Mar-
| J e, : . cell. xvi. 10, p. .
appellée que l'anniversaire de la naissance de Rome. ‘ Lorsque la Déesse 1°%
est représentée sur les miédailles, on la voit en habit militaire, une partie logan dé son bein découverte, Pexposition de Romulus gravée sur son bouclier. Of voit, dans la ‘belle bibliothèque du ‘Marquis Riccardi, à Florence, Plinii Collatto. un‘excellent manuscrit qui contient toute l'Histoire Naturelle de Pline l'ancien ét les Epitres de Pline le jeune. ’M: Folkes, qui est mort Président de la Société Royale, a prononcé qu'il étoit le manuscrit le plus ancien de ces écrivains qué nous ayons ; et le Docteur Lami, gardé de la bibliothèque, le croit au moins du neuvièmé siècle. Il est écrit dans cétte petite écriture courante qui est aussi ancienne que les lettres Onciales et ‘beaucoup plus commune. Il est cependant assez net et très bien consérvé. Sans avoir eu le tems de l’examiner en détail, j'ai remarqué que l’ordre des livres nest pas toujours conforme aux éditions dont la méthode paroît néanmoins plus naturelle. Ce MS. fourniroit beaucoup à un nouvel éditeur dé Pline. II n’a pas mème été collationé pour l'édition du P. Hardouin. Voici quelques différences que j'ai observées dans des endroits intéressans. 1. Dans le fameux passage sur rétendue dé Rome’on y lit Censoribus Imperatoribus Vespasianis A. U. C. 926. M. P. 13,200: ita ut XII. prdétereanturque ex veteribus VII. gudé esse desiérunt efficit passuum per directum XX M. DCCLXV* eee s per dicos omnixim viarum imensura colligit paullo amplius XX P. # La legon.ordinaie est sippléée à la marge d’une main plus récente et tout à fait moderhe.
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2. L. xxx. ©. 1. on y lit 4. U. C. 448, et CCCIV. ann. post Capitolinam, en parlant du temple de la Concorde de.Flavius. 3. En parlant du Circus Maximus, on y trouve CCL. écrit en figures, sans que mille soit
‘ou exprimé ou désigné par un trait.