AGER
- . Cluvier, ItaL Acer Paærurianus. Ce petit pays est traversé par le Vomanus. Je Antiq.Lü, e
n'y trouve que, 1. Hadria, qui partage avec celle du Po l'honneur de ” nommer la mer Adriatique; elle étoit colonie des Syracusains et ensuite des Romains; 2. Castrum Novum, colonie; 3. Interamna. | HADR1A. Sit. Ital. viii.
——-—— Statque humectata Vomano 459.
Hadria ———— Sect XIII.
UMBRIA.
Vaicx les bornes de cette province sous les Romains ; le Rubicon et \- Clavier, Isl.
le Sapis la séparoient des Gaulois Lingones ; 1A’pennin et la Tibre de Pr 5#—605. l'Etrurie ; sis du Picenum ; et le Nar, des Sabins. Un petit canton se débordait au-delà du Nar jusqu’à Ocriculum ; et dans l’intérieur des terres une autre portion, un peu plus considérable, s’étendoit au-delà de lÆsis jusqu'à Camerinum. Les Gaulois Senones leur avoient enlevé toute la côte maritime du Rubicon, ou plutôt de l’Utens jusqu'à I’ Ksis, mais après la destruction de cette cité les Romains rendirent à l’'Umbrie leur pays, qui porta pendant assez longtems le nom d’ Ager Gallicus. Il s’étoit assurément étendu dans le pays, mais comme nous ignorons ses bornes, je ne l’e envisagerai que comme la côte maritime de l’'Umbrie et la 1° division de la province. La nature fournit les deux autres. L’ Apex nin coupe cette province dans toute sa largeur depuis les sources du Tibre jusqu’à celles du Nar. La2,, division sera l’'Umbrie au-delà de PrApennin, et la 8% l’Umbrie en-deça de l’Apennin toujours par rapport à la capitale. . | L'Umbrie est une province fertile mais remplie de montagnes. set ony * L.Fuumina.
Sed nen Ryricole firmarunt robore castra Deteriore, cavis venientes montibus Umbri; | Hos isis Sapisque lavant, rapidasque sonanti Vertice contorquens undas per saxa Mefaurus.
-—— et Rubico, et Senonum de nomine Sena.
SiL Italic. viii.
Voici les lieux de l’Umbrie maritime dans l’ordre de leur situation, , Lg ie 5.
1, L’Ariminum, colonie, l’Ariminus; 2. Pisaurum, colonie, le Crustumius, ruisseau très rapide; 3. Farum Fortune, colonieet ville ancienne, le Metaurus; 4. Sena Gallica ou Senogallia, colonie ; la Sena, l'Æsis.
. x x @ ARE
Vell. Paterenl.
Berger, Grands
Chemins, 1. i, c. 25. p. 93.
Idem, 1. iv. Ce 36, p. 736.
Idem, L iv. 49.
Cluvier, Ital.
Ant. L ii c. 6.
Sil. Italic. viii.
Cluvier, Ital.
Antiq. L il c.6.
Clavier, Ital.
Antiq,. L ii. ce. 7
340 , NOMINÀ, GENTESQUE
ARIMINUM. Le sénat y envoya une colonie A. U. C. 487, et à Pisau-
rum A. U. C.568. Auguste avoit fait réparer la Voie Flaminienne. Le
sénaf lui fit ériger deux arcs de triomphe aux deux extrémités de son ouvrage, l’un sur le pont du Tibre, l’autre à Ariminum.
Le pont d’Ariminum, entrepris par Auguste, et achevé par Tibére A. U. C. 779, avoit deux cens pieds de long. Il avoit cinq arcades, les trois du milieu avoient 25 pieds de largeur, et les deux autres 20 pieds chacune. Il étoit orné d’accoudoirs de marbre, de colonnes Doriques, et de statues des empereurs.
Auguste y avoit aussi construit un beau port, de grandes pierres de marbre, dont Sigismond Malatesta, seigneur de Rimini, se servit dans la suite — pour la superbe église de St. Francois. !
IL. UmBriA TRANS APENNINUM. Depuis la montagne jusqu'à Art minum on trouvoit sur la Voie Flaminienne, 1. Suillum Helvillum ; 2. Cales; 3. Petra Pertusa; 4. Forum Sempronii. A lorient de la voie, 1. Æsis, ou sium ; .2. Camerinum, allié libre, et égal des Romains; 3. Attidium; et 4. Busta Gallorum, fameux par la défaite des Gaulois.en 459, et non point par celle de Camille comme les Grecs modernes l'ont cru. A l'occident de la voie, 1. Tifernum Metaurense ; 2. Urbinum Hortense; et 3. Urbinum Metaurense ; on y voit l'origine du duché d’Urbin ; 4. Sassina, près du Sapis et au milieu de la tribu Sapi-
nienne.
—— ——————— armis Vel rastris laudande Camers, his Sassina dives Lactis
Pzrra Pertusa. Une haute montagne s'avançoit jusqu’au Metaurus à six milles de Forum Sempronii. Pour y faire passer la Voie Flaminienne, les Romains furent obligés de creuser dans le roc une ouverture qui avoit 35 pas ordinaires de longueur, 5 de largeur, et autant de hauteur.
III. Umsrra cis APENNINUM. En descendant le Tibre l’on aperçoit, 1. Tifernum Tiberinum; 2. Arna; 3. Vettona; 4 Tuder; 5. Ameria; 6. Ocriculum. Entre l’Apennin et la Tinia, lon voit, 1. Iguvium; 2. Assisium ; 3. Hispellum ; 4. Mevania: 5. Fulginium; 6. Forum Sempronii; 7. Nuceria Camellaria. Entre la Tinia et le Nar, ou sur cette dernière rivière, 1. Carsulæ ; 2. Spoletium; 3. Interamna; et 4 Narnia. Entre la Voie Flaminienne et l'Apennin je ne vois qu'un terrein désert sans vestiges d'habitations.
His
His urbes 4Arna et latis Mevania pratis, | Si Ttalic. viii. Hispellum, et duro monti per saxa recumbens
Narnia, et infestum nebulis humentibus olim
Iguvium, patuloque jacens sine mcenibus arvo
Fulginia ; his populi fortes, Amerinus, et haud parci Martem coluisse Tudertes.
SPOLETIUM. . Les Romains envoyérent une colonie a Spoletium A. Vell. Patercal.
U. C. 518. ts Il devint sous les Lombards la capitale de l’Umbrie et du duché de V-'Histoire
Spolète, qui alloit toujours de pair avec ceux de Bénévente et de Frioul: de, pe ‘Gin
Ces gouverneurs amovibles, qu’on appelloit ducs, eurent l’art de se ren- 45,67, . dre.des princes héréditaires et presqu’ indépendans. Charlemagne les
laissa subsister, et je les vois très puissans encore au commencement du
dixiéme siécle.
Nagnia. On traversoit le Nar pour entrer dans Narnia, sur un pont Berger, ger, Grands” qui joignoit deux montagnes très hautes. On voit encore le reste des © 56. TS arcades. On n’en connoît aucunes d'aussi élevées.
INTERAMNA. À en croire l’auteur anonyme des Olympiades et UNE Guvier, Ital. inscription ancienne trouvée sur les lieux, cette ville fut bâtie 704 ans Den Lier. avant la 19" année de Tibère. C'est à dire, Olymp. xxvi. 4. A. U. C.
81, et 673 ans avant l’ère Chrétienne.
AuErlA. Selon Caton l’ancien Ameria fut bâtie 964 ans avant la Flin. Hit. Nat. guerre de Persée, c’est.a dire 1137 ans avant J esus-Christ, et 47 aprés Ja guerre de Troye.
Sect. XIV.
ÆMILIA ET FLAMINIA.
Ænicra. Cette province avoit été occupée par quatre peuples Gau- Clavier, Ital.
lois. 1. Les Ananes, ou Anamani, qui possédoient le duché de Plai- 26,29. Nees
sance ; 2. Les Boii étoient répandus dans les duchés de Parme, de Mo- Chemis, Lie déne, et de Reggio, et dans une partie du Bologne; 3. Les Lingones nids habitoient dans une partie du Bologne et du Ferrarois, et dans la Ro-
magne; 4. Les Senones s’emparérent du duché d’Urbin jusqu’à An-
cone, mais les Romains bouleversèrent toutes ces divisions. Ils exter-
minèrent les Senones, ajoutèrent leur pays à l’Umbrie, et fixèrent le | Rubico
Cluvier, Ital.
Antiq. |. i. c.
xxviil. p 86.
Idem, 1. i. c.
xzxvili, p- 287.
Idem, }.i c.
xxviii. p. 296,
S42 NOMINA, GENTESQUE
Rubico pour la borne nouvelle de la Gaule Cisalpine. Ils chassèrent de leurs territoires les Boii; les deux autres peuples furent épargnés; il paroît cependant qu'ils perdirent bientôt leurs loix, leurs mœurs, leurs
” noms, et tout ce qui peut distinguer un corps politique. Cette province,
bornée par le Po, la Mer, le Rubicon, l’Apennin, et la Ligurie, fut remplie de colonies Romaines. Un grand chemin militaire la traversoit
d’Ariminum a Placentia, qui étoient éloignées l’une de l'autre de 184
milles Romains. Ce chemin, qui reçut son nom de son fondateur Emilius, le donne à cette région. On y trouvoit les villes de Placentia, Flo-
rentia, Fidentia (Julia), Parma, Tanetum, Regium Lepidi, Mutina,
Forum Gallorum, Bononia (Felsina), Claterna, Forum Cornelii, Faventia, Forum Livii, Forum Popilii, et Cesena. Au nord du chemin, on ne voyoit que Brixillum, colonie Romaine, et au midi quelques bourgades Gauloises, telles que Solsona, Aquinum et Saltus Gallicus. La province n’étoit proprement que la Voie Emilienne.
Forum Gattorum. Ce bourg, à huit milles de Modéne et à dixsept de Bologne, est célèbre par une bataille qui s’y donna pendant les guerres civilés. Marc Antoine assiégeoit Modéne dont Hirtius tâchoit de faire lever le siège. Pansa, l’autre consul, lui amenoit des secours de l'Italie par la Voie Emilienne. Marc Antoine alla au devant de Pansa, Pattaqua un peu au-delà du Forum Gallorum, et l'obligea de se retirer dans son camp fortifié à la hâte, mais que les ennemis ne purent cependant pas forcer. Hirtius arriva bientôt au secours de son collègue, rencontra dans le bourg les troupes d'Antoine, qui se retiroient du côté de Modène, et les défit entièrement.
RuEnt INsuLa. Les anciens ont parlé avec beaucoup de confusion de l’île de la conférence des Triumvirs. Il faut cependant en trouver une qui réunisse les trois conditions suivantes: 1. De n’être pas éloignée de Bologne ; 2. D’étre formée par les deux bras d’une petite rivière qui sé divise dans cet endroit; 3. D’étre assez grande pour que les Triumvirs, assis à la vue des deux armées, pussent s entretenir néanmoins en secret sans être entendus de leurs amis qui gardoient | les ponts de chaque côté. Le Rheno forme sur la Voie Emilienne et à deux milles de Bologne, une petite tle qui répond trés bien a ces conditions. Le Lavinius, qui est pourtant nommé par Appien pour être la rivière en question, est très proche de Modène.
Rugico. On voit encore auprès de Céséne une colonne d’un beau
marbre,
ANTIQUE ITALLE. 343
mañbre, mais dont l'inscription n’est pas si bien gravée. Elle porte défense à tout général officier ou soldat de passer le Rubicon à main armée pour entrer en Italie ; mais elle paroît supposée. Son langage barbare et le silence de tous les ennemis de César, pour. qui elle auroit été une pièce victorieuse, le prouve assez. Cependant n’a-t-elle pas pu être dressée après l'expédition de ce dictateur?
Ravenna. Jusqu'au règne de Dioclétien et de ses collègues, les empereurs demeuroient à Rome, et ne se transportoient sur les frontières que lorsqu'une guerre étrangère les y appeloit. Mais quand les bar. bares menaçoient l'empire de tout côté, ces princes, toujours à la tête des armées, voloient de province en province, et établissoient leur quartiergénéral plutôt que leur cour dans les grandes villes qui étoient les plus à portée des barbares dans Tréves, Sirmio, Nicomédie, Antioche, et Milan.
Cette derniére ville devint leur séjour ordinaire en Italie, et les empereurs Chrétiens trouvérent dans leur haine pour Rome une nouvelle raison pour la préférer. Mais l'Italie elle-même fut bientôt ouverte aux barbares, et une ville immense au milieu des terres exposoit trop la personne du prince. Ravenne obtint alors la préférence. Située au milieu des eaux, elle étoit entourée d’un rempart naturel qui la rendoit presque inaccessible. Le souverain s "y trouvoit à portée de recevoir les secours lov. Ital. ul. Ant qui pouvoient lui venir de Vorient ; et la flotte, dont elle étoit la station sos—s07. constante, assuroit toujours sa retraite. Depuis Honorius tous les empereurs y établirent leur cour; les rois Goths suivirent cet exemple, et pendant plus d’un siècle et demi Ravenne étoit la capitale de l'Italie. On se piquoit de l’égaler à Rome ; ; Apone étoit ses Baiæ, et la province d’Istrie, d'où elle tiroit ses bleds, Qui tenoit lieu de la Campanie. Lorsque les Lombards envahirent l'Italie, cette ville, demeurée sous le pouvoir des empereurs, ne fut plus que le siège d’un gouvernement qu’on démembroit tous les jours. La situation de Ravenne étoit singulière: c'étoit la Venise de l'Italie ancienne. Sidonius en fait une description qui seroit jolie, si elle n’étoit point aussi remplie d’antithéses.
Il y a une éspèce de raisins qui se nourrit de brouillards ; c’est pour Plin, Hist. Nat. quoi, elle est particulière au territoire de Ravenne.
Lorsqu’Auguste stationna une partie de sa flotte 4 Ravenne, il y ft Berger, Grands construire un beau port, avec un phare, et un camp pour les matelots © 49. pe gi. bien fortifié, entouré de hautes murailles.
Murina. Sous le consulat de L. Marcius et de Sextius Julius, on vit Plin, His. Nat
un
Vell. Patercul.
Li. ce 15,
Idem. Ibid.