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LES AMÉRICAINS ET LES MÉDISANTES

ls ne sont pas tendres, les Américains, pour les femmes médisantes.

Témoin le fait suivant rapporté par le Herald, de New-York, 188... :

Maggie Sullivan comparaissait devant le juge Lynch, à Jersey.

On l’accusait de troubler les ménages par ses coups de langue.

Nombreux et bien écrasants étaient les témoignages des hommes contre Maggie Sullivan.

Le juge la condamna à une piastre d'amende.

Mais, en même temps, il l’avertit qu’en cas de récidive, il lui appliquerait dans toute sa rigueur un vieux statut anglais ainsi conçu

« Toute femme convaincue d’ être médisante in- “obile sera solidement ligotée, puis mise dans un sac, et, en présence des plaignants, on la plonvera à diverses reprises dans la rivière, pour lui apprendre à tenir sa bouche close, au moins pendant quelque temps. »

Maggie Sullivan en tremble encore de tous ses membres, depuis, et a renoncé à son métier de médisante,

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