LE VIRE
Notre homme ne résiste point à la tentation de l'or; il devient un apostat, un « vire-capot
Il renonce : :x enseignements de sa vieille mire, aux promesses de son baptême et de sa pre iere communion; il #bandonne la religion de Jésus-Christ pour en prendre une autr®, à iaquelle il ne croit guère, du reste, mais qui flatte son orgue:i et ne gêne pas ses habitudes.
Chose étrange! depuis qu'il est protestant, le voilà devenu fier comme un dindon. Il porte la tête haute et le corps raide, il a la parole hardie et provocante, il attaque sans cesse ses compagnons de travail demeurés catholiques, il en sait bien plus long maintenant sur la religion que tous les curés de Rome, que tous les évêques, que le pape luiinème…
La meilleure réponse à faire à ce renégat bavard et vaniteux, sera de hausser les épaules et de garder le silence.
A quoi bon discuter avec lui?
Il ne cherche pas à s’instruire, mais à vous pervertir.
La discussion ne ferait que le houffir davantage ct encourager son orgueil arrogant.
Une prière pour la conversion de ce malheureux scra le seul service que vous puissiez lui rendre,
Dans une mission, un Canadien vire-capot vint trouver le Père pour discuter avec lui les questions du pur Evangile.
Le missionnaire l’accueillit avec bonté mais lui dit aussitôt :
— Mon cher garçon, la discussion ne mènera à rien, laissez-moi seulement vous poser quelques questions : Avez-vous eu une bonne mère?
— Oui, me mère était une bonne et sainte femme.
— Vit-elle encore?
— Non, elle est morte depuis bien des années.
— La pensez-vous en enfer?
— En enfer! Ah! pour ça, non. Je vous l'ai dit, ma mère était une sainte femme, elle a dû aller en paradis, ou jamais personne n'aura la chance d'y aller.
— Très bien. Puisque votre mère était une femme pieuse et bonne, je suis de votre avis, et je la crois aussi chez le bon Dieu. Mais, dites-moi donc, quelle était la religion de votre mère?
-— Elle était catholique.
— Et elle est morte catholique?
— Oui, Monsieur.
— Eh bien! mon garçon, puisque votre mère a vécu pieusement comme catholique, qu'elle est morte saintement comme catholique, ce que vous avez de mieux à faire, c’est de suivre son exemple. Ne prenez pas une route qui vous mènerait tout autre part que là où se trouve votre mère Voilà mon avis.
vint
tions s lui ra à DIX-HUITIÈME CAUSERIE ques ame CONVERSIONS CATHOLIQUES ET RECRUTEMENT PROTESTANT dit, Pourquoi des catholiques se font protestants? — Le Synode : anglican de Montréal et les conversions. — Diaconesses pror en testantes. — Leur méthode de recrutement. d'y nme TOIS POURQUOI DES CATHOLIQUES SE FONT PROTESTANTS elle De temps à autre les journaux protestants annoncent avec fracas la conversion de tel ou tel catholique au protestantisme, et les ministres, dans leurs e a synodes annuels, se félicitent de ces adhésions à leur est système religieux. Leur joie surtout est au comble ous quand un malheureux prêtre demande d'être admis ple. dans la religion de Luther ou de Henri VIII. out Oh! la bonne aubaine! et comme on se réjouit
dans le bercail protestant de recueillir cette épave du catholicisme!
Mais quels motifs poussent donc des catholiques
dere
5 t tm he br éemmn = PP ee opte rage
à prendre une décision si grave dans ses conséquences ?
Un changement de religion engage les intérêts éternels de l’âme et modifie profondément les relations d’un homme vis-à-vis de son Dieu. Il ne doit donc se faire qu'après mûre réflexion et seulement
en face d’une conviction qui ne laisse place ni à l'hésitation ni au doute.
Quand un homme au cœur droit, aidé par la grâce de Dieu, voit briller à ses yeux la lumière de la vérité, qu’il comprend la nécessité de faire la volonté divine et d’embrasser, pour sauver son âme, la religion qu'il sait être la seule véritable; alors il doit obéir à sa conscience, quelque; sacrifices qu'il faille accepter.
C'est le spectacle édifiant que nombre de protestants convertis nous ont donné et nous donnent encore souvent.
Amenés à l'Eglise catholique par des études longues cet sérieuses, par des prières surtout et par la force des bons exemples, ces hommes ont généreusement quitté famille et amis, encouru la persécution de leurs parents et de leurs proches, parfois même abandonné des positions lucratives, sachant bien qu’en devenant catholiques, ils se trouveraient soudain en face de la gêne, sinon du dénûment le plus complet. Rien ne les a fait hésiter.
Pour accomplir des sacrifices aussi héroïques,
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faut, certes, être bien convaincu de la vérité de la religion et de la nécessité de l'embrasser.