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D'aucuns, après avoir eu quelques difficultés avec leur curé, par dépit et pour satisfaire leurs rancunes, abandonnent l'Eglise et passent au protestantisme...
Les malheureux! dans un moment de mauvaise humeur, ils renient la foi de leur baptême et renoncent à leur place au ciel, et tout cela, pour se venger d’un prêtre dont ils croient avoir à se plaindre!
Comme si Îa religion de Notre-Seigneur et tous ses enseignements tenaient à la conduite d’un prêtre!
Comme si le fait de se mettre sur une route qui, pour eux du moins, les mènera à la damnation, était le tourment le plus cruel qu'ils puissent infliger à l'âme de ce prêtre qu'ils détestent.
Ils ont raison en un sens.
Rien, en effet, n’est plus pénible pour l’âme d’un prêtre, que de voir des catholiques abandonner la véritable Eglise, pour se jeter dans l’erreur avec leur femme et leurs petits enfants. Rien ne saurait lui faire plus de peine au cœur!
Mais, en définitive, sur qui retombera la responsabilité d’une telle apostasie?
Même en supposant chez ce prêtre un manque de prudence ou de douceur, même en admettant des injustices regrettables, un catholique, à cause de ces misères humaines, est-il donc justifiable de s’en prendre à Dieu et de lui faire l’insulte la plus grave, en reniant sa religion?
D'autres deviennent protestants, parce que les lois de l'Eglise gênent leurs passions ou refusent de sanctionner des affections qui, d’après sa discipline, ne
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sauraient être légitimes. Dans ce cas, c’est le cœur en révolte qui parle, c’est lui et nullement la tête qui commande le changement de religion.
D'autres enfin espèrent ainsi échapper à la misère ou s’assurer des positions plus lucratives. Mais chez tous ces hommes, vous chercheriez en vain les traces d'une conviction profonde et inébranlable, le désir d'une vie meilleure, d’une perfection plus grande, de moyens de salut plus abondants; ce n’est certainement pas là ce qu'ils vont demander au protestantisme.
Donc, en résumé, trop souvent une question d’argent ou de revanche, une question d'intérêt personnel, parfois aussi une question de femme, voilà ce que nous trouvons au fond de ces conversions prétendues au protestantisme.