‹ Misères humaines [microforme]Chapitre 162 sur 201 · VOS · texte numérisé non relu

VOS

ain :

S re-

vues, sans aucun souci des défenses de l'Eglise, ni des dangers auxquels vous exposez votre foi et vos mŒœuis….

— Ces lectures na produisent sur vous av une impression fâcheuse... C’est là votre excuse. Es'-elle acceptable ?

Eh quoi! des livres qui attaquent les croyances catholiques, qui les tournent -n ridicu'e, et les représentent comn.e absurdes et incroyables; des livres qui exaltent tout ce que l'Eglise condamne, et appellent ertu ce qu'elle nomme vice et péché, n'exercoraient aucune influence sur vous dont la foi est déjà si tiède et si chancelantel Ils n'auraient pas du moins pour résultat de fortifier les maximes mondaines, les idées larges et commodes qui sont déjà les règles de votre condu:‘ei

Des romans qui glorifient les plus mauvais penchants de notre nature, ‘-< rcignent sous des couleurs vives et séduisantes, qui se complaisent aux descriptions ! 3 plus sensuelles, ne trouveraient aucun écho ni dans votre imagination, ni dans votre cœur!

Vous vous faites illusion, bien sûr; autrement vous dévoilez, à votre insu, un état d'âme bien triste.

Le poison reste sans effet là qù la mort existe déjà. Une âme plongée dans une corruption habituelle peut seule ne pas prendre garde aux souillures nouvelles qui l’atteignent!

Vous ne voulez ricn refuser à votre sensualité, ni à votre gourmandise.

Dieu nous commande la mortification et la pénitence..

Vous n'en acceptez aucune.

Plus de jeûne, plus même d'’abstinence... — Votre santé, dites-vous, ne vous permet pas de faire maigre le vendredi.

Et cependant cette santé vous permet de rester de longues lieures à table avec vos amis, de manger parfois jusqu’à l’excès et plus souvent encore de boire jusqu’à l'ivresse.

Dieu demande aux chrétiens de fuir les amusements dangereux du monde, et, vous, vous courez au plaisir, sous quelque forme qu'il se présente. Vous allez aux bals les moins convenables, aux comédies les plus dangereuses, et ne craignez même pas d’y conduire votre femme et vos enfants.

Dieu demande la patience, le support mutuel à la maison, et vous ne cessez de vous livrer à tous les emportements de votre humeur... Il commande l’aumône, et vous ne donnez jamais un sou aux pauvres.

Il nous fait un devoir de surveiller nos pensées, de contrôler les affections de notre cœur, et vous, quelle licence ne prenez-vous pas dans vos conversations? quelles libertés ne vous accordez-vous pas dans votre conduite?

Vous nommez cela galanterie, bonnes fortunes: Ce sont là, dites-vous, les mœurs du monde. Vous

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n'êtes pas meilleur, mais vous n'êtes pas pire que les autres.

Mœurs du monde, mœurs du démon, soit! Mais, à coup sûr, ce ne sont point là des mœurs chrétiennes.. Impossible de se faire illusion à ce point...

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