‹ Misères humaines [microforme]Chapitre 51 sur 201 · Mon · texte numérisé non relu

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amille, des formules qui nous semblent aujourd'hui bien solennelles et bien distantes. Le fils adresait la parole à Monsieur son père et celui-ci réponlait à Monsieur son fils... Depuis on a changé tout ‘la. Dans nombre de familles, les enfants sont à uct à Loi avec père et mère, oncles et tantes, cousins et cousines, tout le monde, y compris même arfois Monsieur le curé de la paroisse.

Est-ce un progrès, ou une décadence, une abdiation partielle de la dignité paternelle, ou un proédé favorable à l'éducation et à la fo:mtion du aractère?.. Les uns l’affirment tandis que d’autres, en bien plus grand nombre, le nient énergiquement. e ne veux pas me prononcer dans une question si lélicate; mais, par exemple, prétendre, comme le ont les partisans du tutoiement, que cette habiude n'affaiblit en rien le respect dù aux parents, u'elle rend l’obéissance plus facile, qu'elle donne e la vigueur et de l'énergie au caractère, je ne serais erles pas disposé à l’admettre, D'ailleurs une chose ne prédispose contre cette pratique, c’est que, d'orlinaire, tous les enfants gêtés tutoient leurs parents. € n'est pas là une bonne note en faveur du système. ites-moi, parents chrétiens, ce tutoiement moderne * vous semble-t-il pas avoir été introduit dans les amilles plus par le cœur que par la tête

Qu'en pensez-vous?

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