‹ Mission de la Colombie [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 19 · NS RS NES CRE RES EEE NES · texte numérisé non relu

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avec leur ministre. Il est très-probable que dans peu d’années il y aura là une petite ville. Il y a deux jolis moulins à scies et un magasin de marchandises eméricaines. Après un portage de quelques arpents on reprend la rivière qui devient de plus en plus étroite, mais sans rapides lorsque les eaux sont basses.

Le 17, au déclin du jour, nous mîmes pied à terre pour prendre des chevaux, afin de nous rendre avant la nuit à la mission. Nous arrivâmes enfin. Je n’entreprendrai pas, cher ami, de te peindre la surprise et la joie de M. Blanchet ; il n’en revenait plus.

Le lendemain “étant un dimanche, la grand’messe fut chantée par notre aimable grand-vicaire, et ses deux nouveaux collaborateurs l’assistèrent en qualité de diacre et de sousdiacre. Les fidèles de Walamette avaient les yeux comme des vêtres de montre, Trois prêtres pour dire la messe ! jamais on n’en a tant vu L’ofice fut suivi du Te Deum, pour remercier Dieu de nous avoir rendus sains et saufs.

Quelques jours après notre arrivée, M. Langlois reçut sa nomination à la cure de Walamette, et ton ami fut destiné à courir les bois. Cependant, comme la chose est un peu dificile en hiver, à cause des pluies excessives, on me donna ordre d’hiverner à la rivière Cawlitz. Avant donc de quitter Walamette, pour n’y plus revenir, je vais te donner une idée de cet endroit. Figure-toi, au milieu d’immenses forêts de sapins, une suite de prairies magnifiques où le cultivateur n’a qu’à inettre la main à la charrue sans être obligé de couper un seul arbre, et du premier coup tu auras l’image de Walamette. Les terres y sont bonnes et tous les grains y viennent en abondance. Déjà il y a 83 cultivateurs canadiens, sans compter le canton des Américains qui est à la suite et au sud des Canadiens. Plusieurs y sont fort à leur aise et ramassent jusqu’à 13, 14, et même 1,500 minots de blé, sans compter les autres grains. Les animaux, et surtout les chevaux et les cochons, sont ici en grandes troupes, et ne coûtent rien puisqu'il n’y a presque pas d’hiver, et que leur nourriture se trouve dans les prairies. Il y a des cultivateurs qui ont 50, 60, 70 chevaux ; j’en connais même qui en ont 100 et davantage. Je n’ai pas compté ceux de la mission, mais je sais qu’il y en a plusde 50. Nous voilà de grands

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seigneurs. Cependant, toute chose bien considérée, il nous manque encore bien des articles Tous nos Canadiens sont mariés avec des sauvagesses de différentes nations, lesquelles n’ont aucune connaissance propre à entretenir un ménage en ordre. Depuis que le pays est habité, il ne s’est pas encore fait une verge d’étoffe, ce qui oblige d’avoir recours à la Compagnie pour les moindres choses comme pour celles qui sont importantes. Or, la dite Compagnie ne donne point ses marchandises pour rien ; au contraire, tout est très cher sana être de bonne qualité. D’un autre côté, il n’y a point d’argent, tout ne se fait que par des échanges. Les objets que donnent les cultivateurs pour les marchandises qu’on leur fournit, sont les divers grains et surtout le blé pour lequél on ne leur donne que la valeur de trois schelings lé minot, De là vient que beaucoup sont pauvres et ont des dettes, La mission n’est pas plus fortunée que les autres; il y à une grande ferme ici qui a donné quelquefois 500 minots de blé, mais le prix des engagés surpasse de beaucoup les revenus. IL ny aurait ici que des personnes qui auraient des femmes canadiennes adroites qui pourraient faire fortune ; jusqu’à présent, iln’y en à pas une seule, Un homme qui viendrait ici avec une famille peu nombreuse où avec des gens capables de travailler comme le sont la plupart des habitants en Canada; ferait ici une fortune en peu de temps, et rendrait au pays un service dont on ne peut calculer les avantages (c).

Le 25 octobre, je me misen 11e pour ma destination. Je préférai prendre la route de terre pour me rendre de Walamette à Vancouver, où j’arrivai le 26 au soir. Ce trajet se

(c) Walamette est devemu un poste où la présence d’un prêtre est indispensable. M. Blanchet y a résidé jusqu’à présent; maintenant c’est M. Langlois qui ÿ est curé. L'endroit est malsain, et il ÿ a peu L | En de personnes qui ne soient pas attaquées des fièvres tremblantes. Les

Hi missionnaires en ont été exémpts jusqu’à présent. Il n’y a encore ici

lé qu’une vieille chapelle qui va tomber au premier bon coup de vent sur le dos du curé, qui est logé dans fa sacristie. Le prêtre qui sera ici aura toujours un peu de trouble avec ses paroissiens, qui ne sont pas trop fervents et ont peu de zèle pour l'entretien de lear prêtré; ils n'ont pas encore daigné lui bâtir un petit presbytère. Le mélange des Américains avec les Canadiens est encore nuisible au bon ordre. Plusieurs enfants de Canadiens sont encore infidèles et ne veulent point quitter le désordre pour se préparer au baptême. Il ny a ici que quelques sauvages en service chez les habitants.

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fait à cheval, et dans les longs jours on peut le faire en 14 heures sur de bonnes montures. En arrivant au village des Cliketates, le chef me fit bonne réception, et me raconta que peu de jours auparavant il avait eu ‘une querelle avec un ministre américain qui était venu pour endoctriner ses gens. Îl ajouta que personne n’avait voulu Pécouter, et que s’il eût voulu persister, il l’aurait chassé promptement. Ces bons sauvages ont déjà recu plusieurs fois des instructions de M. Blanchet, et paraissent fermes dans leurs bons propos. ÎJls sont en frais de bâtir deux petites «chapelles avec des croutes que leur donne le moulin à scie, de la Compagnie. Après cet entretien, il s’offrit lui-même à me traverser au fort qui est vis-à-vis leur camp, et se chargea d’avoir soin de mes chevaux.

Le 27, dans l’après-midi, je ‘aissai M. Blanchet au fort avec M. Langlois qui devait partir le lendemain pour me remplacer à Walamette. Il fesait une pluie battante. Sur le soir, ayant rencontré deux cabanes sauvages où il n’y avait qu’une vieille et une petite fille, nous lui demandâmes à nous donner une place dans celle des deux cabanes qu’elle n’habitait pas ; elle consentit volontiers, et quand bien même elle n’y aurait point donné son approbation, nous étions peu disposés à passer la nuit à sa porte. Après avoir fait bon feu, bien mangé, et fait la prière en commun, nous nous disposâmes à bien dormir ; mais quelle ne fut pas notre surprise en voyant se soujever contre nous le plus furieux bataillon de puces auquel un mortel ait pu avoir affaire. Après leur avoir fait guerre de toutes les façons, nous ne laissâmes pas d'en prendre une ample provision.

Le 28, nous commençâmes à remonter la rivière Cawlitz qui n’est pas des plus commodes, à cause de la rapidité de son cours. Presque toujours il faut se servir de perches, et encore on force beaucoup pour avancer quelques pas.

Le 29, nous aperçûmes plusieurs tombeaux de la nation des Cawlitz, lesquels consistent en un canot élevé d'environ 5 pieds au-dessus du sol. Le mort est placé dedans, bien enveloppé de couvertes et de nattes de jonc. A côté de lui est sa carabine ou son fusil, et sur les bords du canot sont suspendus ses ustensiles, ses micoines, sa gamelle, ses chau. dières, etc. etc.

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Le 30 enfin, j’arrivai à ma mission, où il y a une petite chapelle et une église de 50 pieds sur 30, qui n’est point encore terminée. La demeure du missionnaire est vraiment superbe pour l’endroit, une maison de bois de 30 pieds sur 20, mais entièrement nue, ce qui m’a obligé en arrivant de prendre le rabot, afin de me préparer deux petites chambres un peu passables pour mon hiver.

Quelques mots sur mon nouveau pays. Le Cawlitz, ainei nommé à cause de la rivière qui l’arrose, se compose de plusieurs prairies entourées de bois de tout côté. La plus grande de ces prairies peut avoir deux milles de long sur un de large. (C’est au milieu de cette dernière que se trouve le territoire de la mission, lequel a 18 arpents de large sur deux milles de long. Nous avons ici une ferme qui nous donne au moins 600 imminots de grains ; dont 400 sont de blé, mais par malheur les frais de culture emportent le revenu. Il faut payer un fermier Æ£30 par année, et nourrir une famille de cinq personnes. L’endroit est tout-à-fait joli ; ma maison est sur une hauteur qui domine sur tous les habitants de cette prairie. Au nord-est et au sud-est se trouvent deux montagnes dont j'ignore encore la hauteur, cependant elle dépasse 4,000 pieds. Elles sont couvertes de neige, même dans les plus grandes chaleurs de l’été. L’une d’elles, celle du sud-est, est de forme conique et en face de ma demeure. Le 5 décembre dernier, vers 3 heures de l’après midi, l’un de ses flancs s’est ouvert, et il y a eu une éruption de fumée telle que tous nos vieux voyageurs d’ici n’en ont jamais vu. Ces éruptions de fumée ont eu lieu pendant quelques jours à des intervalles peu reculés, après quoi les éruptions de flammes se sont déclarées. Elles ont lieu presque continuellement, mais avec une intensité qui varie beaucoup en peu de temps. Je suis porté à croire qu’il y a trois cratères pour le moins, car j’ai observé plusieurs fois trois éruptions à la fois et à différentes places, quoique rapprochées les unes des autres. C’est le soir surtout que tout ceci s’observe bien, et offre au spectateur un coup d’æil magnifique. Il y a au pied de cette montagne une petite tivière dont les eaux se jettent dans le Cawlitz. Depuis que ce volcan s’est déclaré, presque tous les poissons. qu’elle nourrissait sont morts, ce qu’on attribue à la quantité de cendres dont ses eaux sont infectées. S'il y avait un chemin pour y aller, j’entreprendrais de l’aller visiter ; il y a environ deux jours de marche à travers les forêts.

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Îl n’y a ici que 13 habitants, dont 11 sont Canadiens, et les autres sauvages. Tous sont assez bons chrétiens, ont beaucoup de zèle pour la religion, e* sont très-attachés à leur missionnaire. Ils voudraient qu’il fût continuel::ment avec eux. Il y a aussi quelques centaines de sauvages encore infidèles et qui ne veulent point abandonner leurs superstitions pour se soumettre au joug de l’évangile. Tout ce qu’on peut faire avec eux, c’est de baptiser leurs enfants : ce à quoi ils se prêtent volontiers. Presque toujours ils demandent à se faire baptiser à l'heure de la mort. Voilà comme on en sauve une partie. Quant aux enfants, on peut compter sur les trois quarts qui ne vivent pas jusqu’à l’âge de raison. Ces ssuvages ont été autrefois corrompus par les blancs, et voilà ce qui met un obstacle à leur conversion ; on pourrait ajouter encore la vie oisive qu'ils mènent. Qui aurait cru que l’esclavage est ici en toute vigueur ? cependant rien de plus vrai, et qui plus est, on trafique les esclaves comme de vils animaux, on ne les regarde pas plus que des chiens (c’est le nom ordiraire qu’on leur donne). Pour un cheval on peut avoir un bon esclave,et s’il ne vaut pas grand’chose, pour quelques couvertes. Plusieurs Canadiens en achètent pour leur donner leur liberté. Celui qui est maintenant avec moi et qui est bon cuisinier, a été payé 10: couvertes ; il n’a jamais voulu guitter M. Demers ; au contraire, il lui est très-attaché et lui a rendu de grands services comme interprète.

Voilà une faible esquisse du pays où je suis encore aujourd’hui (23 février), mais je suis à la veille de partir pour faire des missions au nord de Nesqualy et dans les îles voisines. J’oubliais de te dire quelque chose sur le climat qui est ici très-salubre. L’été est tempéré par les vents qui soufflent continuellement du côté de la mer. L’hiver n’a commencé cette année qu'après Noël : encore il n’y avait point de neige. Plus tard, 1l en est tombé, mais elle n’est resté sur la terre que deux jours. Ce qui est le plus incommode, et ce qui empêche de faire des missions l’hiver, ce sont les grandes pluies qui ont lieu presque continuellement dans le mois de janvier et une partie de février ; quelquefois elles commencent en décembre. Cependant cela n’empêche point les habitants de labourer leurs terres. Les semailles se font en partie dans les mois de novembre et de décembre, et l’autre partie dans février et mars. Ici, on ne fait point de foin ; les animaux vivent continuellement dans les champs.

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Nos forêis sont remplies de casturs, de chevreuile et de loups. ‘ Présque continuellement on a ici quelques-uns de ces animaux pour se nourrir. Nulle‘part ailleurs le ‘gibier n'est aussi abondant qu'ici, et les espèces en sont très-variées. Nos forêts sont abondamment pourvues de peririx, et nos rivières d'outardes, de canards, de cygnes, de pélicans, etc. etc. Les champs sont quelquefois couverts de grues.

Je me borne à ce peu de détails, je ne connais pas encore asez le pays pour en dire bien long. Je n’ai fait encore aucune mission chez les sauvages ; mais aussitôt que je serai au fait desaffairer, je ten dirai autant que tu peux en exiger de moi. Tout ce que je puis dire, c'est qu'il n'y paroît rien de ‘difficile pour quiconque a un peu de zèle. Les voyages se font en partie à cheval, en partie en canot ; il n’y a que les nuits en hiver qui sont un peu dures, surtout

quand il y a abondance dé pluie, mais on’ s’y accoutume bien vite, et on dort’ aussi bien à la belle étoile que ‘déns le lit le plus mollet. | Fer,

Av moment où je finis cette narration infinissable, il est question d’établir une ainission au nord de /Nesqualy ; c’est ton ami qui esttdestiné à aller le premier porter la lumière de l’évangile dans cette terre qui adore encore le démon. Je ne sais pas encore bien où sera ma résidence ; toutefois elle nesera pas sur le continent. La Compagnie fait des pré-

| paratifÿ pour dller bâtir un fôrt dans l’îlé Vancouver. M. : Douglas, qui sera le commandant de l'expédition, se fera un Plaisir de me donner un passage sur son stésmboat ; ainsi dans quelques jours je vais partir d’ici pour me rendre à Sr ro et prendre là le steamboat avec l'expédition, Si je me fixe pas là ma résidence, ce sera à coup sûr dons lie de :Whitebay où M.’ Blänchet a déjà planté uné éroix, et où les sauvages ont montré de très-bonnes dispositions. 1! +4 a : dans ces Îles encore aucun blanc, et si je vais à Whitebey, J'y serai seul. L'île de Vancouver ou de Quadra me tente beaucoup. En y allant. avec la Compagnie, je préviendrai les maux que pourraient porter les blancs qui vont être de ‘ Pexpédition, et én 6xant Ià ma résidence, rién né m'empé- . Cherait de visitér dé'temps en temps les insulaires’ de Whitebay ; ges hs a Ut en 7 10 nés -À a Ho go l'y

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prennent pour ésclaves. La grande tribu des Youcrerars esten partie cainpée eur l'extrémité nord de l’île Vancouver, et fait trembler les navires les mieux armés. Ils ne respirent que le sang et le carnare. Je ne vois qu'eux qui pourraient m’ôter la vie du corps, et encore je ne crains guères. Il y a un de leurs chefs qui a vu M: Demers l’année dernière à la rivière Fraser; et il a fait baptiser un de ses enfants, On ne saurait s’imaginer quelle idée ces barbares se sont faite des missionnaires ; ils désirent tous avec etnpressement les voir, ét né les abordent qu’en tremblant. Ce chef yougletat qui a vu M. Demers ne s'est approché du missionnaire qu’en se trafnant à genoux et tremblant de tout son corps. Je serais très-satisfait d’être pris comme esclave par un parti de guerriers. de cette nation ; je serais certain dé les dompter en peu de temps.

* La dernière fois que M. Demers a porcouru les bords de ta mer au nord de Nesquaiy, les sauvuges se sont montrés fort empressés à recevoir la bonne nouvelle, et environ 775 enfants ont reçu le baptème.

J’allais faire un oubli, omettre de te parler de nos langues sauvages; c’est une véritable confusion : autant de langues que de tribus. Depuis l’eunbauchure de la Colombie jusqu’à Walomette, on en compte six entièrement différentes. Les Cawlitz ont aussi leur idiôme à part ; et au nord de Nesqualy on peut en compter plus de vingt. Toutes cés langues sont difficiles à apprendre, si on en excepte le jargon tehinouc que je connais bien maintenant (a). Toutes sont difficiles à prononcer, à cause de la multiplicité des sons gutturuux. Il.est absolument impossible d’en écrire la prononciation avec les lettrés qui nous sont connues. Le À est tellement prononcé de la gorge, qu’il n’y a que les sauvages qui puissent bien le

a): Le jargon tohinouc est tiréen grande partie de la langue des véritables Tohinoucs qui habitent près du fort George. Cette langue est Lee ss et insuffisante. Dans 15 jours on peut facilement l’appren Il est absolüment inatile d'en former une ou un dictionnaire; d’ailleurs on ne pourrait en donner la prononciation: il faut absolument l'entendre prononcer, et encoré on & de la peine à la saisir, Dans le rapport de 1843, il y a plnsieurs noms d'hommes et de nations, et je suis certain qu'il n’y én à pas un que tu pourrais reconnaître en l’entendant prononcer correctement.

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prononcer. :L'r.ne figure-point. dans leur alphabet, ainsi que

quelques sr te Presque toutes -les. nations ndues dana.les environs de Vancouver, de Walamelte et de Cawlitz parlent un peu le tehinouc.

Le cawlitz paraît être riche en expressions, de même que ‘ la langue des Snéomus (nom que M. Blanchet 8. écrit. Snéhomishs) que je.commence à étudier. Quand je la. saurai bien, je ferai mon possible pour en faire ,pne pelite grammaire et.une espèce de dictionnaire. Je crois pouvoir 'venir à bout de me faire entendre de plusieurs nations en peu de temps, et cela dans leurs idiômes propres: c@ qui aura un grand avantage suxles interprètes, dont se pont servis” jusqu'à présent MM. Demers et Blanchet.

: Tu ne-eeran peut-être pas fachéide trouver ici une de pos prigres en jargon tebinouc: c’est Je Paer, : Les mots. soulignés sont ceux dont la prononciation est impossible pour quiconque ne l'a pas entendue. Partout l’u se prononce comme ou.

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QUELQUES MOTS TCHINOUCS ET SNÉOMUS.

Diet..sosoooosoe Sakalé-Tayé, (chef d'enhaut) Shôc Siab, (chef d’en bat). Homme... ...e "PAP ON TON TREUE FE | Stobshe.

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J'espère que tu ne feras pas de reproche sur la longueur de ce journal, puisque tu l’as demandé ainsi. Il m’a coûté un peu de travail au milieu de mes occupations quotidiennes; mais cela n'est rien si je puis atteindre le but que je me prepose, celui de plaire à un ami qui s'intéresse à mon sort.

Reçois done ce petit ouvrage, inon cher Cyprien, comme un gage de mon sincère attachement et de l’amitié que n’ont pu affaiblir les 9,000 lieues que j’ai parcourues depuis que nous nous, sommes séparés. Je finis er fin, mais à regret. Adieu, mon petit frère; sois neureux, que la paix soit avec toi, l’amour de notre bon maître notre sentier, et l'espérance notre soutien. : Adieu. |

Crois-mui, pour la vie, ton plus fidèle ami et frère,

J. B. Z. BOLDUC, Pire.

[se dal 4 conQofr. V1 See. note ô L 6)

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