‹ Mission de PhénicieChapitre 68 sur 127 · PAL · texte numérisé non relu

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Trois lampes trouvées sous l’un des sarcophages du caveau. CAVEAU xvI.

TS Loi à k G : .

Trois pièces de monnaie, dont une présente le char sacré des monnaies de Sidon. Caveau 11.

Fragment d'un petit bassin en marbre, trouvé dans la terre du caveau.

1 [1 yen avait au moins une centaine; on a pris les mieux conservés.

Objets trouvés dans les tranchées et les fosses sur divers points du sol. ] ' 1

Fragment de vase en porphyre (poitrine de femme d rapée), trouvé dans les terrains

de transport des tranchées de l'est. — Anse d’un coffret en cuivre, trouvé dans une petite fosse creusée dans le roc, à fleur du sol, près de l'angle sud-ouest de la nécropole. — Bracelet en argent, idem.— Petit pendant d'oreille en or, idem. — Deux vases en terre, idem. — Vase de verre, au nord-ouest du caveau 1. — Fer de flèche en cuivre. — Deux disques, l'un en plomb, l’autre en pierre. — Six pièces de monnaie en cuivre. — Trois larmes de verre. — Un fragment informe d'agate. — Un fragment de vase en terre cuite, peinte en noir. —- Trois fragments de feuilles d’or. — Un chaton de bague, agate, sans sculptures. — Six fragments de verre, diverses formes. — Petit vase en terre cuite, dans une fosse à fleur du sol, limite sud. — Armature d'un coffret.

en cuivre, idem.—Quatorze bouteilles de verre de diverses formes, trouvées sur divers points. — Sept lampes sépulerales. — Un fragment de lampe avec figures. — Dix fragments de vases trouvés dans la terre des tranchées et des caveaux (terre rapportée): quelques-uns m'ont paru intéressants à cause des ornements qu'ils portent : sans étiquettes. — Cinq fragments d’un vase trouvé dans les tranchées à l'est des caveaux. — Trente-trois fragments de statuettes en terre cuite, trouvés dans la terre rapportée des caveaux et des tranchées !.

On voit que, dans ce nouveau butin, c’est encore l'Egypte qui domine. Plusieurs morts tenaient en main des Anubis et des objets de sainteté égyplens. Nous sisnalerons comme parüculièrement remar-

quables :

D'abord, le collier trouvé dans la fosse b, chambre 1, caveau xv, et formé de douze petites statuettes de divinités, en faïence bleue égyphenne. En voici l'énumération telle qu'elle a été faite au Louvre par M. Daninos et revue par M. Devéria : 1° cynocéphale (animal sacré de Thoth) debout; 2° le dieu Shu, forme d'Anher, portant le disque du soleil sur sa tête; 3° scarabée sans base; 4° lion couché; 5° statuette égyptienne en faïence représentant Touoris ou Thouëris (Apt-ouer), le dieu hippopotame, ou déesse sœur d'Osiris et de Typhon; 6° le dieu Chnouphis, à tête de bélier; 7° taureau Apis debout; 8° colonnette figurée dans le chapitre cux du Rituel funéraire; 9° fragment de patèque, enfant difforme, ou Phtah enfant; 10° le dieu Anubis à téte de chacal: 11° lièvre couché; 12° bélier couché, animal sacré d’Ammon-Chnouphis. — L'un des sarcophages de Palerme renfermait probablement un collier du même genre ?. La des-

! La jolie tête en terre cuite, Louvre, n° 10171, est probablement de Saïda. — ? D'Orville, Sicula, 1. pl. B, à la p. 43.

tination de pareils colliers n'a rien de funéraire; c’étaient de simples bijoux. Les pelits objets qui les composent sont modernes, peut-être assez peu antérieurs à l'ère chrétienne. Rien de plus commun sur les momies égyptiennes que des colliers de grains de verre, etc. entremêlés de figures de divinités en terre émaillée.

La petite statuelte en argent trouvée dans le caveau n° 1v (point 7) représente Anher ou Onouris (Nofré-toum). La statuette en faïence bleue découverte dans le même caveau représente le dieu Chnouphis, à tête de bélier. La petite statuette en argent de la fosse b, chambre 1, caveau xv, représente le dieu Ammon. Le culte des dieux égyptiens était publie à Sidon ’:

Voici l'image de deux œils symboliques, l'un en or, l'autre en faïence, trouvés dans les caveaux 1v et xv. Un des sarcophages de Palerme en contenait un tout semblable

: ù d à celui des nôtres qui est en or°.

Trois vases grecs ont été trouvés dans la nécropole de Saïda. En voici la descriplon, telle que je la tiens de M. Frœhner :

1° «Fragment d'un vase grec, dans la fosse 4 du caveau 1v (sud-est) de la nécropole; noir, pourpre et blanc, sur fond rouge. Hercule barbu terrassant le lion de Némée; de chaque côté, hommes imberbes, portant la massue (sujet neuf, ainsi traité). Décadence, vers l’époque de l'occupation romaine.

>° « Hydrie. Bacchus barbu, en tunique talaire; devant lui, des bacchantes dansant. Fioures blanche et pourpre, sur fond rouge; même époque.

3° « Petit lécythe pointillé, points blancs (bord de la fosse a, chambre 1, caveau xv). Ces trois vases semblent provenir de Rhodes. Hs ne sont pas de fabrique sidonienne, »

Les objets en verre de Sidon se distinguent par leur finesse, le peu d'épaisseur des parois, la petitesse extrême des objets et les charmants irisages dont ils sont recouverts. Une célébrité archéologique est cet Artas de Sidon, fabricant de verre, dont le nom se retrouve tantôt en grec, tantôt en lalin, sur des œuvres de sa fabrique*. Les petits objets en pâte de verre jaune et bleue qu'on rencontre en assez grand nombre sur tous les bords orientaux de la Méditerranée, sont considérés comme un produit des fabriques sidoniennes. Nos fouilles en ont fourni beaucoup de spécimens.

Le scarabée décrit ci-dessus, p. 477, 478, par M. Gaïllardot, est une pièce très-

remarquable. Le scarabée devait être mobile sur son axe. On trouve des pièces toutes

Pour la déesse Pascht, voyez Waddington, Jnscr. pl. 182 et 183. — 5 R. Rochette, Lettre à M. Schorn. de Le Bas, IT, n° 1866 c. — ? D'Orvilie, Sicula, p. 228. «Sidon artifex vitri.» Pline, Hist. nat. V. [, pl. B, à la pl. 43. Comp. Rosuellini, Monumenti xvir (xx), ©. Cf. Strabon, XVI, 1, 25.

lell Epoitto, pl AIS Guigniaut. Relig. de l'antiq.

semblables pour la monture du scarabée dans le musée Charles \, salle historique H', vitrine oclogone du milieu.

Pelit ornement élégant, en argent; trouvé avec le squelette d’un enfant (point 7 du caveau 1v). La représentation que nous en donnons est, comme les représentations

précédentes, de la grandeur de l'objet.

La nécropole de Saïda fournit de très-belles lampes (Louvre, 10100 et suiv.). On est surtout frappé des grandes lampes en terre cuite, en forme de patère évasée et repliée, qui ont été trouvées sur la banquette laissée dans le roc du caveau 1v, dans le ca-

? Je ne sais s'il faut rapprocher de cet objet un symbole fréquent sur les cippes de la nécropole de Sigus, el qui a de la ressemblance avec lui.

veau v et dans le caveau xr, d’où furent tirés les quatre sarcophages à tête. On en a rencontré de tout à fait semblables dans les tombeaux dits des Rois à Jérusalem (Sauley, 2 voy. [, 357). M. Gaillardot a conservé une de ces lampes (seradje) avec la terre qui la remplissait. Dans une d'elles, que les ouvriers avaient vidée, l'huile existait encore au fond du vase. Les autres lampes prete amours tendant une guirlande; mascaron de lion (fosse commune, chambre 3, caveau xv); aigle de f face, assis sur un SES et portant une HR dans son bec, non vernissée (caveau mn); autre non vernissée, lièvre courant à droite; autre, bélier à droite; trois autres de forme grosse et lourde, trouvées dans le sarcophage B de la pl. LXT; lampe chrétienne du caveau 17, croix à l'orifice du bec; lampe ornée de rameaux (même caveau); jolie lampe chrétienne (même caveau), croix oceupant tout le champ du milieu, entourée d’un rang d'ovaires, deux palmes de chaque côté; fragment de lampe chrétienne, poisson. Petite pyxis en terre cuile vernissée, noire avec dessin rouge (fosse f, chambre 3,

caveau xv), assez joli objet

Notez aussi la petite patère en forme de salière, terre cuite vernissée (fosse commune , chambre 3, caveau xv), au Louvre.

Voici les plus importantes pierres gravé ées ou bases de scarabées qui sont sorties de

nos fouilles de la nécropole.

Le dessus du sceau n° 3, enchatonné d'argent, est bizarrement { taillé en forme de

casque. Le n° A est enchatonné d’une facon très-originale. M. Devé éria voit dans la base

1 En général, il y a de l’analogie entre les objets nent les tombeaux des Rois à Jérusalem. (Sauley, que fournit la nécropole de Saïda et ceux que don- ouvr. cité, [, p. 362, 366, etc.)

du scarabée n° 5, le cartouche prénom de Touthmès II, accompagné dans le sens longitudinal d’un sphinx et de deux ou trois autres caractères hiéroglyphiques :

fe)

C'est, je pense, de la nécropole de Saïda que provient une pierre gnostique dont je donne ici la notice d'après M. Frœhner : «Je vois, sur la face de l’hématite que vous avez déposée au musée du Louvre, un Amour nu. tenant dans sa main gauche abaissée un objet indistinct, peut-être le papillon psychique. À l'exergue on lit les trois lettres A !; au revers, le mot NIÏXAPOITAHE, formé comme dxavÜoOmANE, XEPAUVOmAYË, etc. À mon avis, c’est un adjectif hybride, composé de deux mots, l'un égyptien ou sémilique, l'autre grec. Une hématite du cabinet de France (n° 2929) porte la même légende, veyaporAnE et, sur la face, un foudre surmonté d’un trophée et de la lettre y. Un jaspe noir de la même collection (n° 2923) se rapproche encore davantage de lintaille du Louvre, parce qu'elle représente également un Amour tenant un objet indistinct; mais la légende, bien qu'elle soit répétée jusqu'à trois fois, est moins claire : GANËÉOVYya.....;au revers, .. -@pomANË;: et sur la tranche, .. .æÀn- ÉouxradQyaps. Il est inutile de réfuter les opinions de Ch. Lenormant, qui avait pris l'amour pour un ange, el qui s'était imaginé que «le sens de l'inscription, quoique « déguisé par l’arrangement, peut-être calculé, des lettres grecques, devait être {a plétnitude de la grâce.»

Inscriptions peintes dans les caveaux :

Dans le caveau peint n° xvur, de l'époque romaine, en lettres rouges sur le stue : n ati Lan AM

MANBLEICE ITHPMECHT

La première inscription est illisible, M. Waddington, visitant nos fouilles, a lu la seconde :

MNACEILOYT À THPMECHTOY

Voir Pape, Werterbuch, aux mots Mydois, Mynois, Myacéas. Notez Mnaséas, cidessus, p. 383: Tétramneste, nom d’un Sidonien célèbre (Hérodote, VIT, 98): conf.

! C'est peut-être le mot bOA à l'envers. — E, R.

Corpus 1536 e ra irés de 4 à lent à Il a correg lant sé es 10TPUS , 1990 €. Ces noms res de {y aOpLaU reéponc ent a que que corresponc ant semi

tique. Plusieurs juifs s'appellent aussi Mnason (Zacharie?). Meonrns est nouveau

comme nom propre. J'ai quelques doutes sur les deux dernières lettres de la lecture de

M. Waddimgton.

Fragment d'inscription peinte trouvée

dans le caveau vin :

Caveau xxur, tracée à la pointe sur le ciment :

LEO PTT MI OT iLTPOC

Peut-être opriæiov, nom de mois.

M. Gaillardot lit :

FOPTI#AIOY ITPOC Inscriptions D ravees sur pierre 2

Fragment de marbre, trouvé en vidant le puits du caveau xxr, petits caractères, anciens :

AOVOANON OOPONHNIK

Dans le K final, il n'y a de sûr que le trait vertical. Cest un débris d'une épitaphe métrique, qui pouvait être construite à peu près ainsi :

[Nuuglevbeto" évé[po

[Adr» ]d'où Sévoy,[&AM',.................4.....

MRC Bopoy ut. .…...................

mi yaias xalumor évdpa*

Autre fragment trouvé dans le caveau vrir, bonnes lettres :

Caveau stuqué, douteuse :

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