‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 73 sur 87 · RECONNAISSANCE DE LA ROUTE DE SOP-SANG A THENG · texte numérisé non relu

RECONNAISSANCE DE LA ROUTE DE SOP-SANG A THENG

150 kilomètres de levé nouveau.

La voie la plus commode, pour aller de Luang-Prabang au plateau de Tbeng. est la ligne d'eau que j'avais déjà plusieurs fois visitée et qui est formée par le Mékhong, le Nam-Hou et le Nam-Ngoua. Voulant relever un chemin fréquenté par les caravanes, parlant de Sop-Sang, village sur le Nam-Seng, affluent de la grosse rivière Nam-Seuane, où nous avions passé ensemble lors de notre voyage vers Tak-Khoa, le capitaine gagna ce point en pirogue non sans de grosses difficultés causées par la hauteur des eaux ( 16 août l.

De Sop-Sang. le chemin va franchir la ligne de partage des eaux du Mékhong et du golfe du Tonkin. au mont Seuï-\ oï ; il suit ensuite le cours du Nam-Ngoua jusqu'au confluent du Nam-Youm, la rivière qui arrose le plateau.

Dans le trajet, le capitaine avait remarqué combien les villages laotiens avaient soufferl du passage des bandes chinoises, tandis que les peuplades montagnardes a\ aient pour ainsi dire été épargnées. Il eut pour la première fois l'occasion devoir de nombreuses cultures du pavot dont les Méos et les ^aos extraient l'opium.

De Theng, il rentra à Luang-Prabang (18 septembre) par la ligne d'eau citée plus haut. Dans la descente du Nam-Ngoua, considérablement grossi, une fausse manœuvre d'un batelier lit chavirer son radeau au milieu d'un des rapides les plus violents el ce fut véritablement par une chance extrême cjue mon compagnon échappa à ce danger.

RECONNAISSANCE DE PARTIE DE LA LIGNE DE PARTAGE DES EAUX EMUE LE MÉKHONG ET LE GOLFE Dl TONKIN

G50 kilomètres de levé nouveau.

Pour appuyer sur une base aussi solide que possible, les levés qu'il venait de faire, et déterminer les sources «les principaux cours d'eau de la région, le capitaine entreprit alors (8 novembre au 2 I décembre), l'examen de la partie de la ligne de partage des eaux entre le Mékbong et le golfe du Tonkin comprise entre les points extrêmes nord el sud de ses itinéraires.

Dans ce voyage qui le ramena aux principaux endroits qu il avait \ îsités précédemment, il relia par une même marche à Luang-Prabang. Xieng-kham, Muong-Son et Muong Theng.

Au cours de la première partie de cette importante étude, il reconnut près de Muong- Souille un lac de 800 mètres, bordé à l'est de rochers escarpés, et profond, lui assura-t-on, de 20 mètres. Il \isita les mines de fer du mont Pou-Bo à 50 mètres au-dessous de la surface du sol. et apprit qu'il existait dans le pays, notamment aux sources du Nam-pi, d'autres mines importantes du même métal.

Dans la seconde partie, de Xieng-Kham à Muong-Son. il constata, sur la route, très fréquentée avant la présence des bandes, l'existence, à Tamla. d'autres mines de fer, et que dans le pays de Hua Muong. la plupart

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