‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 76 sur 87 · TON KO ET LAOS ORIENT · texte numérisé non relu

TON KO ET LAOS ORIENT

gnements recueillis lui faciliteraient dans une grande mesure. Il devait rester au Laos après mon départ pour la France, et poursuivre ses ('Indes en attendant mon retour.

M. Vacle avait longtemps vécu seul au milieu des habitants Thaïs et Mois de la basse Rivière Noire, à une époque où la rébellion contre nous était partout, il les avait aimés, s en était fait aimer, et était arrivé à avoir sur eux mi ascendant considérable, ('/était à mes veux le meilleur litre à pouvoir conduire un jour des populations semblables, aussi j'avais élé heureux de son désir de visiter, pour les connaître, les pays en organisai ion el aussi les principautés de la vallée du Mékhong, d'où je pensais voir les autorités siamoises se retirer pacifiquement, pour les laisser à notre direction. Il axait limité sa présence dans la mission à la mienne propre el devail revenir au Tonkin lorsque, pour m'embarquer pour la France, j'y rentrerais aux premiers mois de l'année suivante.

\l. Garanger avait dirigé une exploitation de bois de teck dans la haute Birmanie, ilavail quille ce pays après sa conquête par les anglais. En m'accompagnant au Laos, il avait en vue d'examiner, sur la rive droite du Mékhong, les forêts de teck qui \ étaient signalées et dont je lui avais parlé. Il devail se séparer de nous à Luang-Prabang pour gagner le bassin de la Salouen en accomplissant l'objet de son voyage.

La lenteur de ma marche, voulue parles circonstances, et le règlement des questions axée les Pavillons Noirs, les chefs de Laï-Chauet le général siamois, obligea mes nouveaux compagnons à des séjours successifs à Van-Yen, Takian, Sonia, Tuangiao et Theng. Leur présence dans ces canlons. les familiarisa avec leurs populations douces et timides a qui elle contribua à donner la confiance dans les Français, qu'il était nécessaire qu'elles eussent pour que la soumission à noire autorité des Pavillons Noirs, leurs oppresseurs, ne les inquiétât pas. Conduisant I important convoi destiné à l'approvisionnement de Luang-Prabang, ils parvinrent sans incidents avec M. Nicolon dans celle ville où nous nous trouvâmes réunis le 2 janx ier I 889.

Au cours de son voyage, M. Massie axait fait une ('Inde géologique, el rapporté des échantillons: des gisements aurifères près de Van- Yen el

Fis. 127.

MM Nicolon, Massie, Pavie, Vacle, Garanger,

Interprèles cambodgiens, Serviteurs annamites et laotiens.

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