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D'après ces quatre séries, on voit que. en supposant la largeur bizvgomatique = 100, la largeur du front sera exprimée par des chiffres variant de 67 à 69 et la distance bigoniaque par 70 environ. Le rétrécissement de la mâchoire supérieure est aussi très fort.
L'indice facial total, c'est-à-dire le rapport entre la hauteur ophrvonientonière (— 100) et le diamètre bizygomalique est de 92-99 pour nos deux crânes masculins et de 102,8 pour le crâne de femme.
L'indice facial partiel, c'est-à-dire le rapport de la largeur bizvgotnatique ( — 100) à la hauteur ophryo-alvéolaire, est de 7*2,(1-66 pour les crânes d'hommes et de <>'| pour le crâne de femme.
D'après ces deux mesures, les Yahgan auraient la face plutôt allongée. Cette conclusion se trouve confirmée par les mesures des savants
Mission dit cap Horn, t. VI I. 6
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italiens prises d'une façon un peu dillérenlo : on trouve dans leurs séries, sur U) crânes (ô et 9 ). leptoprosopes (laces allongées) el 18 chamspprosopes (laces élargies).
Les arcades sourcilières sont conlltienles vers la lifine médiane, niais il n'existe pas de bourrelet de passage entre elles, connue dans le t ràne du Ncandertbal. l ue autre particularité que nous avons observée sur presque (dus les crânes des Fuégicnsdu .Muséum el du Collège des Chirurgiens de Londres, c'est que les arcades ne se prolongent pas au delà du trou sus-orbitaire ; en même temps elles sont complètement distinctes des bords supéro-externes, un peu renflés, des orbites; cette disposition se voit 1res nettement sur les crânes n' % 1 et '.i (/*/. A'AV/et /'/. XXIV). Les arcades sourcilières sont un peu moins développées sur les crânes de femmes, mais elles existent < /'/. A'.\ 17). On les observe même, à l'état riidimen laire, sur le crâne de reniant de i'.î mois. Les orbites sont tantôt quadrangiilaires (Pl. XXIV), tantôt arrondies (Pl. XXII). L'indice orbitaire varie de 7"),, S à 92,8 ; l'écart individuel est île 17 unités. L'indice moyen est de 8Î,8 pour les hommes, de 88 , 9 pour les femmes. Les deux sont mésosèines, mais les premiers sont presque sur la limite de la mierosemie. tandis (pie les dernières sont juste sur la limite de la méga>émie.
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En comparant nos résultats avec ceux des autres observateurs, on voit qu'en général les Yabgan sont mésosèmes. avec une tendance
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vers la mégasémic; la forme haute des orbites est développée surtout riiez les femmes, que l'on peut considérer eoniiue mégasèmes; d'ailleurs, d'après l'ordination, il y aurait dans la série de femmes plus de mégasèmes <|Ue de mésosèmes et de microsèmes réunies. Parmi les hommes, il y a autant île microsèmes «pie de mésosèmes.
L'ouverture nasale est allongée: l'épine étant peu prononcée (sauf un cas), le bord inférieur de celle ouverture est uni, sans écliaiicrure. Sauf un cas, il est émoussé, large, cl se rapproche de la forme n" .'{ figurée dans les Éléments d' 'Anthropologie de Topinard; dans un cas, il est complètement simien et se continue avec la partie alvéolaire de la mâchoire presque sans transition.
L'indice nasal moyen de trois crânes d'hommes est mésorhinien ( ',()) ; mais, si l'on considère chaque crâne à part, on voit qu'un d'eux (n" I ) est fortement leptorhinien, un autre ( n" 2) platyrhinicn, et un troisième ( n" 3) mésorhinien, sur la limite de la plalvrhinie (~>2,ç>). Quant aux crânes de femmes, tous les deux ont le même indice ( Si nous n'avions que les crânes de notre série, nous ne pourrions dire rien de concluant sur la forme de l'ouverture nasale chez les Yahgan : heureusement, la comparaison avec les séries des autres observateurs permet de tirer des conclusions assez précises. D'après le Tableau ciaprès (p. on voit que, par leur indice moyen cl par la fréquence de cas individuels, les aO crânes masculins yahgan sont leptorhiniens. Quant aux 17 crânes de femmes, ils sont niésorhiniens, mais avec une tendance vers la leptorhinie d'après leur indice moyen; d'après le nombre de cas individuels, ils sont leptorhiniens.
Kn somme, les crânes yahgan sont leptorhiniens. avec une légère tendance vers la mésorhinie chez les femmes.
Il était intéressant de comparer la configuration de l'ouverture nasale avec celle de l'orbite; dans ce but. nous avons relevé les chiffres ipii expriment cette configuration sur chacun des ',3 crânes formant les séries que nous venons de citer. Il résulte de cette étude que tes cas de concordance ou d'harmonie, c'est-à-dire les cas où les orbite*, mégasèmes correspondent à la forme leptorhinienne du nez. ou bien les orbites microsèmes à la forme platyrhiniennc du nez. sont presque aussi fréquents (22) que les cas discordants (21) ( c'est-à-dire les cas
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où une large ouverture nasalo eorrespoml à l'orbite liatile ou bien un»* ouverture nasale étroite à l'orbite liasse).
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\.'cspacc intcrnrbilairr est relativement, étroit, surtout elle/ les femmes; dans notre série d'hommes il est [dus grand ( eenlii'ines du diamètre biorhitairc externe) (pie «lans la série de daison (an centièmes du même diamètre).
l-es os propres du nez présentent un rétrécissement vers leur tiers supérieur, au delà duquel ils vont en s'élargissant.
Les os uialaires sont très larges et pourvus an milieu d'une espère de tubercule, mais les pommettes sont peu saillantes. I.a fosse canine du maxillaire supérieur est très prononcé»-.
Le maxillaire inférieur présente une légère rétroversion «le ses angles ( Pl. XXII).
!.. \nrma l>aul<iris Base du crâne.
./'/. XXIII. XXI- cl XXI f! i
La base du crâne présente quelques particularités dans la région palatoptérygoïdienne. Le palais a généralement la forme paraboli<|ue : les bords alvéolaires se prolongent très loin en arrière des dernières molaires; même quand les dents de sagesse ne font pas défaut, l'extrémité du bord alvéolaire en est distante au moins de i"". La sur face du palais est très rugueuse, couverte de petites crêtes et éininences; outre
CARACTÈRES ANATOSIIQl ES. U,
la crête médiane, deux grandes crêtes latérales se dressent de chaque roté et interceptent vers la moitié postérieure du palais une espèce de gouttière qui aboutit au canal palatin (/'/. A'AT) ; la crête médiane se transforme sur le bord postérieur du palais en une espèce de languette plus émoussée que l'épine palatale des crânes européens. Le canal naso-palalin ou incisif est unique. Sur le crâne de la femme adulte on voit encore la trace de la suture intcrmaxillo-maxillairc. tandis que sur le crâne de la fillette de H ans cette suture est complètement oblitérée. Les ailes externes du ptérygorde sont très fortes et surtout développées en largeur. Sur 1 2 crânes, G présentaient celle aile presque deux fois plus large que sur les crânes européens; sur deux autres crânes, ce développement excessif ne s'observait que du côté gauche. Cette particularité tient probablement à la rai e, car chez la jeune lille de 8 ans l'aile est aussi large que chez les adultes. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est que le même caractère, mais encore plus exagéré, se rencontre sur le crâne de l'Indien « Cbonos » que l'un de nous a examiné au Musée du Collège des Chirurgiens de Londres (' ) et sur le crâne du « Fuégicn » provenant du havre Merey, conservé au .Muséum ( n° 2283). Si l'on se rappelle que la localité oii ce dernier crâne a été trouvé est très voisine du territoire des Chonos, on serait tenté de reconnaître la largeur extrême (le l'aile externe du ptérygoïde comme un des traits caractéristiques des crânes chonos.
Mais revenons à nos crânes fuégiens. Le trou occipital est plutôt rond: ses bords sont très épais; les condyles sont forts et les apophyses mastoîdes très allongées d'avant en arrière; la rainure qui les longe du coté interne est très profonde; les apophyses slyloïdes sont très longues et fortes; les cavités glciioidcs sont presque quadrangulaires et peu profondes (/'/. A'AT et A'AT//). L'épine de la grande aile «lu sphénoïde qui se trouve en arrière du trou rond est très développée: elle devient parfois une vraie apophyse (Pl. XX///): elle est aussi développée chez l'enfant de 8 ans que chez l'adulte.
< ' > Ce crâne porte le n* 1020. Voici 00 qu'on dil le Catalogue du Musée : .1 Crâne (l uit Indien des lie* Cliutos, ? 1?). d'inné par l'Amirauté: rapporté par M. Cunnim;linm. naturaliste à bord du AVm«m<.
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