‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 77 sur 161 · VII. ■ Avamavaskenisis, x~> ans (n'2't, Tableau III · texte numérisé non relu

VII. ■ Avamavaskenisis, x~> ans (n'2't, Tableau III

Distance des deux angles internes des paupières 3G

Distance des centres pupillaires "»•;

Fente palpébrale horizontale 38

Fente palpébrale verticale 10

Diamètre de la cornée 11

Diamètre de la pupille (éclairage artificiel à la bougie) a

Enfoncement du sommet de la cornée par rapport au dos du

nez iii

Proéminence du sommet <lc la cornée par rapport au bord orbital externe 10

Mobilité du globe dans l'extrême adduction : les deux tiers internes de la cornée sont en dedans du point lacrymal.

Mobilité du globe dans l'extrême abduction : i mm de la cornée est eacbé derrière l'angle externe des paupières.

Convergence : les bords des deux cornées sont au-dessus des caroncules pendant le maximum de convergence.

Distinction des couleurs : ce Fuégien distingue bien les couleurs.

VIII (série de femmes). — Ymlcn^ou Aipn, «o ans (n- 10. Tableau IV).

Distance des deux angles internes «les paupières iG

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Fente palpébrale horizontale îO'

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Diamètre de la cornée 11

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Mobilité du globe dans l'extrême adduction : le milieu de la cornée est au-dessus du point lacrymal.

Mobilité «lu globe dans l'extrême abduction : 1""", > de la cornée est eacbé sous l'angle externe des paupières.

Celle femme ne laisse pas examiner sa force visuelle.

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l\. - L'ilabilil. Ai/m. loans <n" 4, Tableau IV).

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Mobilité du globe dans l'extrême abduction : i"" u , "> de la cornée est cache sous l'angle externe des paupières.

Cette Fuégiennc ne laisse pas examiner sa force visuelle.

\. t'fmoïKiloiir/i hifxt. iS ans t u' l'I, Tableau IV).

Distance des deux angles internes des paupières {7

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Diamètre de la pupille (à la lumière artificielle d'une bougie). \ Enfoncement du somuiel de la cornée par rapport au dos du

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Proéminence du sommet de la cornée par rapport au bord

orbital externe 11

Mobilité du globe dans l'extrême adduction : le milieu de la cornée est au-dessus du point lacrymal.

Mobilité du globe dans l'extrême abduction : o nm ,5 de la cornée est caché sous l'angle externe des paupières.

Convergence : les bords des deux cornées sont au-dessus des caroncules pendant le maximum de convergence.

cwiAcrÉAEs Fiirsioi.or.iori:?. iiKl

\l. — Kamanakar Kipa, 20 ans (n° IV, Tableau IV).

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Mobilité du globe dans l'extrême adduction : les Irois cinquièmes île la cornée sont en dedans du point lacrymal.

Mobilité, du globe dans l'extrême abduction : un cinquième, de la cor née est caché derrière l'angle externe des paupières.

V = jî; avec le verre -t- o. m> ou -i- 1 =

Force des muscles droits : cette Fuégienne surmonte P. -i \ en haut et P. <» en bas.

— Trapu r hipo. io ans (ir lu. Tableau IV 1.

Distance des deux angles internes des paupières ~.V.\

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Mobilité «lu globe dans l'extrême adduction : les deux cinquièmes internes de la cornée sont en dedans «lu point lacrymal.

Mobilité «lu globe dans l'extrême abduction : 1 tum de la cornée est caché sous l'angle externe des paupières.

Cette Kuégieune. ne laisse pas examiner sa force visuelle.

20* MISSION m CAP 1IOBN.

Nous pouvons ajouter à ces observations celle d'une fille de i j ans. Lajctf KifHiin" 1 1, Tableau IV des mensurations anthropométriques), qui

présentait V = 'f., même avec des verres + ioou- 10, et dans ce dernier cas seulement avec un peu de difficulté. C'est là un exemple remarquable de puissance de l'accommodation.

Examinée pour la force des muscles droits, cette fille présentait, avec Pr. G", de la diplopie dans tous les sens.

En résumé, sur ;> sujets examinés pour la force visuelle, nous avons 3 fois une force normale, '| fois une force supérieure à la normale et ■i fois seulement une force au-dessous de la normale.

Ce résultat concorde avec les observations du commandant Martial qui a écrit, en parlant de ces indigènes : « Leur vue est réellement remarquable, et souvent notre Fuégien nous a montré des objets qui eussent sans lui échappé à nos yeux. » (T. I, Histoire du voyage, p. 20:1.)

Distinction des couleurs. — L'examen du sens des couleurs nous a paru mériter une attention particulière, dans l'espérance de pouvoir contribuer à élucider la question de la manière dont les sauvages voient les couleurs. Comme on le sait, celle question a été soulevée, il y a plusieurs années, par Geiger cl Magnus qui prétendent, en s'appuyant sur la littérature ancienne, que le sens des couleurs a subi, dans les temps historiques, une évolution progressive cl continue. Suivant ces auteurs, après le blanc et le noir, ce sont les couleurs jaune et rouge qui, étant les plus vives, auraient été perçues les premières, le vert plus tard et le bleu en dernier lieu. Cette hypothèse a été combattue par des arguments de nature à démontrer que cette évolution aurait eu lieu plutôt dans l'expression et dans le langage que dans la perception : ce qui reviendrait à (lire que l'organe visuel aurait possédé toujours les mêmes facultés chromatiques, et que c'est plutôt le langage qui s'est enrichi progressivement de mots indiquant nettement et expressément les couleurs et les nuances au fur et à mesure des besoins nouveaux. Pour arriver à la solution de cette question, il nous parait utile d'exposer ici nos études sur la façon dont les couleurs sont distinguées par des hommes à l'état primitif comme les Fuégiens du cap Horn.

C*R*CTȫKS PIIVSIOLOCIOI ES.

Nos recherches ont été en grande partie effectuées au moyen de trente et un petit» écheveauxde laines colorées, à chacun desquels nous avions assigné un numéro arbitrairement choisi. Dans une première série d'expériences, sur 10 Fuégiens et sur 10 Fuégicnnes que nous avions souvent l'occasion de voir, nous avons fait dire à chaque sujet pris isolément le nom de la couleur que nous prenions au hasard parmi ces éclieveaux de laine. Nous reproduisons ci-après les noms donnés par chaque sujet, le chiffre mis en exposant après l'appellation fuégienne indiquant combien de fois nous avons obtenu pour les mêmes nuances des réponses identiques. Les numéros des laines inarqués d'un astérisque sont ceux qui se rapportent à des nuances que nous avions nousmêmes de la difficulté à dénommer à première vue. Les autres numéros se rapportent à d«-s couleurs franches; parmi celles-ci, les plus accentuées sont le jaune, le rouge, le bleu et le violet.

IVnomination des couleurs par dix Fuegieii'.

laines. Couleur*.

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