Kilo est coanut! sous le nom de rivière dfs Illinois
nards, des perroquets, et même des castors; il y a quantité de petits lacs et de petites riYières. Celle sur laquelle nous naviguons est large, profonde, paisible, pendant soixante-cinq lieues ; le printemps et une partie de l'été, on ne fait de transports que pendant une demi-lieue. Nous y trouvâmes une bourgade d'Illinois nommée Kaskaskia, composée de soixantequatorze cabanes. Ils nous y ont très-bien reçus, et ils m'ont obligé de leur promettre que je retournerais pour les instruire. Un des chefs de cette nation , avec sa jeunesse, nous est venu conduire jusqu'au lac des Illinois', d'oi^i enfin nous nous sommes rendus dans la baie des Puants sur la fia de septembre, d'ofi nous étions partis vers le commencement de juin.
Quand tout ce voyage n'aurait causé que le salut d'une âme, j'estimerais toutes mes peines bien récompensées, et c'est ce que j'ai sujet de présumer; car, lorsque je retournais, nous passâmes par les Illinois de Peouarea. Je fus trois jours à leur publier la Foi dans toutes leurs cabanes; après quoi, comme nous nous embarquions, on m'apporta au bord de l'eau un enfant moribond, que je baptisai un peu avant qu'il mourût, par une providence admirable pour le salut de cette âme innocente.