SCENE III
MITHRIDATE, GARDES, dans le fond,
Miihudaie, i part.
J F. ne le croirai point.... Vain espoir qui me flatte Tu ne le crois que trop, malheureux Mitrhidatei... Xipharcs mon rival ! et , d’accord avec lui ,
Le Reine auroit osé me tromper aujourd’hui?
Quoi ! de quelque côté que je tourne la vue,
La foi de tous les coeurs est pour moi disparue?
Tout m’abandonne ailleurs; tout me trahit ici !... Pharnace, amis, maîtresse, et toi, mon fils, aussi? Toi, de qui la vertu, conjolant ma disgrâce...,
Liais ne connois-je pas le perfide Pharnace?
Quelle foiblcsse à moi d’en croire un furieux Qu’arme contre son frere un dessein envieux.
Ou dont le désespoir , me troublant par des fables. Grossit , pour se sauver , le nombre des coupables? Hon , ne l’en croyons point ; et, sans trop nous presser, Voyons, examinons,... Mais, par ou commencer ?
Qui m’cn éclaircira ? Quels témoins? quel indice?..* Le Ciel, eu ce moment, m’inspire un artifice....
( j4ux Gardes. )
Qu’on appelle la Reine....
( Un Garde sort. )