XL. — A Joséphine, a Bologne
Ancône, le 2-1 pluviôse an V.
(10 février 1797)
Nous sommes à Ancône depuis deu.v Jours. Nous avons pris la citadelle après une petite
' l']lisa (Rec . Hortense. L <|i)-
fusillade et par un coup de main. Nous avons fail 1. 100 prisonniers ;f ai renvoyé les cinquante officiers chez eux.
Je suis toujours à Ancône. Je ne te fais pas venir parce que tout n'est pas encore terminé, mais, sous peu de jours, f espère que cela sera terminé. D'ailleurs ce pays-ci est très maussade et tout le monde a peur.
Je pai's demain pour les montagnes ; tu ne jn écris point. Tu devais pourtant me donner de tes nouvelles tous les jours.
Je te prie d'aller te promener tous les jours; cela te fera du bien.
Je te donne un million de baisers. Je ne me suis jamais tant ennuyé qu'à cette vilaine guerre-ci.
Adieu., ma douce amie ; pense à moi^.
Il continue la conquête des Légations. Jusqu'au 'Î.5, il est à Ancône.