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pour ce qu'elle avait de plus cher au monde, le rêve F de sa vie.
Pe À Coppet, où elle revint au mois de juin, elle À: reçut Stein, errant comme elle, aigri comme elle, : s Arsenr Sorez. — Mme de Staël. A1
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— désabusé des rois traîtres à leur parole, ingrats
envers leurs serviteurs, spoliateurs de leurs peuples, avides de jouir, en égoistes, des fruits d'une lutte
ne était loin du livre de l'Allemagne, du trié de l'enthousiasme, des soirées de Pétersbourg et des
__ aurores boréales de 1812! A l'automne, Mme de Staël se réinstalla à Paris, rue Royale. Elle eut, malgré les mécomptes de la politique, quelques mois encore brillants. Mais elle sentait la vie se retirer d'elle, et.le monde qu’elle avait aimé se retirer de sa vie. C'était une génération nouvelle qui surgissait, celle dont Balzac à fait l’histoire, et qu'elle voyait, pese horreur, envahir la société. « Ils sont intelligents, hardis, décidés, habiles chiens de chasse, ardents oiseaux de proie; mais cette intime conscience qui rend incapable de tromper, d'être ingrat, de se montrer servile envers le
pouvoir et dur pour le malheur, toutes ces vertus, à qui sont dans le sang aussi bien que dans la volonté
raisonnée, étaient traitées de chimères ou d’exalta- ; tion romanesque par les jeunes gens de cette école. » s Ces dandies doublés d’âpres spéculateurs sont les vs descendants directs des roués de l’ancien régime, dressés au service de Bonaparte; ce sont des émules de Talleyrand, élevés à la politique par Fouché. Mme de Staël avait pu mesurer dans sa jeunesse les
ravages que cause le libertinage du cœur; elle vécut assez pour pressentir les désordres qu'amène le ibertinaser AE la raison d'État,