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chyleuse. Le liquide se coagule rapidement au contact de l’air, la couche supérieure ressemblant à de la crème, elle est constituée par un amas de globules gras. On l’a aitribuée à une rupture des chylifères, d’autres y voient une dégénérescence graisseuse d'un épanchement péritonéal.
La vitesse de coagulation du liquide est grande dans les épanchements inflammatoires, petite dans les épanchements mécaniques.
Le point cryoscopique À de l’épanchement est généralement hypotonique par rapport à celui du sérum sanguin, cependant il est quelquefois isotonique dans certaines ascites mécaniques.
Il faut noter qu’au point de vue de la couleur, on remarque souvent que le liquide devient de plus en plus hémorragique au fur et à mesure de la répétition des ponctions ; d’ailleurs, plus l’épanchement s’est reformé vite, plus le liquide retiré est hémorragique.
Caractères chimiques. — I] existe dans le liquide d’ascite à peu près les mêmes substances que dans le sang, mais leur quantité varie sensiblement suivant la lésion causale de l’épanchsment. Toutefois, le chlorure de sodium est toujours à un taux fixe et approximativement égal à celui du sérum sanguin. La constance de la teneur en CI Na s'explique par les propriétés spéciales et son rôle déterminé dans l’organisme; la grande mobilité, son &éplaczment continuel et son attraction d’eau tendant à maintenir les milieux organiques isotoniques. La quantité d’albumine varie avec la nature de l’épanchement. Dans les cas d’ascites inflammatoires, on trouv: une grande quantité d’albumine : 40 à 6o grammes. Elle est beaucoup moins importante dans les ascites mécani-
ques : 10 à 20 grammes. La présence de peptones et de graisses est un indice de barrage porte.
L'examen cytologique donne des renseignements imprécis. On peut constater une lymphocytose pure ou prédominante dans l’ascit: tuberculeuse, Widal et Ravaut ont noté une polynuciéose abondante. On trouve dans les ascites mécaniques des placards endothéliaux en très grand nombre surtout dans les ascites par cirrhose non ponctionnées antérieurement.
Lésions organiques. — Les organes sont atrophiés et les muscles de la paroi abdominale sont ternes comme lavés. Les vaisseaux intestinaux sont congestionnés. La rate et le foie ont un aspect spécial du fait qu’ils ont macéré dans l’épanchement.
Diagnostic
Chaque fois qu: l’on est en présence d’un malade sur lequel on a des raisons de soupçonner l'existence d’ascite, on doit s'attacher d'abord à confirmer le diagnostic porté de visu et ensuite à rechercher la caus: primitive exacte du syndrome observé. La première partie n'offre généralement pas de difficulté quant à la recherche de la caus?, elle est souvent peu commode à trouver, soit qu’elle soit masquée par des symptômes cliniques secondaires, soit que ses manifestations propres extérieures soient insuffisantes pour attirer l'attention du praticien aussi averti qu'il soit.
Cette recherche est pourtant d'une importance primordiale, car elle est nécessaire pour l'application d’un traitement qui ait quelque chance d’être efficace. Une erreur de ce côté amène infailliblement l’insuccès. Traiter l’ascite sans
la cause qui l’a produite n’aboutit à rien et fait quelquefois attribuer à un médicament uns inefficacité imméritée qui n’est imputable qu’à uns imprécision du diagnostic posé. Pouvoir affirmer l'existence d’ascite chez le chien est une chose relativement facile, mais il n’est pas rare de faire des confusions.
L’ascite peut être confondue avec la péritonite, celle-ci a une évolution plus rapide avec une hyperthermie accentuée, de la douleur et de la sensibilité de l’abdomen.
Gestation. — Chez les femelles, ia gestation peut préter à confusion avec l’ascite. L’accroissement du volume du ventre est plus diffus, l'abdomen est, en général moins tombant, sa dilatation n’est pas toujours symétrique; on n’a pas de fluctuation et dans la dernière période de la gestation, on
peut sentir les fœtus à la palpation.
Obésité. — On a aussi comme dans l’ascite un accroissement progressif du ventre et parfois une sensation de fluctuation, sensation obscure et imprécise qui peut amener des erreurs fâcheuses surtout que certains sujets craintifs contractent leurs muscles abdominaux et rendent l'examen plus difficile. Cependant, tandis que l’obèse est gras de partout, l’ascitique est maigre.
Hydrométrie. — Dans le cas d’hydrométrie on a aussi la sensation de flot, mais à un degré moindre que dans l’ascite; les déformations du ventre sont moins perceptibles, on a presque toujours un léger suintement vulvaire, pour pouvoir l’éliminer, il suffit de faire le cathétérisme du col de l'utérus.
Distension de la vessie par obstruction uréthrale. — Si on examine le sujet d’un peu près, on remarque que la collection n’est pas libre dans l’abdomen, L’odeur d'urine qui
se dégage à la ponction ne permet pas de confusion possible.
Les kystes ovariens, les tumeurs rénales et abdominales peuvent encore faire croire à l’ascite mais en général elles s’accompagnent de signes cliniques propres qui écartent la possibilité de confusion. D'autre part, il est rare qu'elles atteignent un volume suffisant pour provoquer une dilatation abdominale comparable à celle de l’ascite.
Recherche de la lésion causale :
Celle-ci est délicate et demande à être faite avec le plus grand soin. Pour guider 12s recherches nous indiquons les statistiques données par Cadiot sur ies cas d’ascite rencontrés à a clinique de l'Ecole d’Alfort sur vingt-huit observations.
12 Cas d’ascite tuberculeuse ;
ro cas dus à des affections du cœur ;
3 cas dus à des tumeurs du foie:
cas dus à la cirrhose hépatique.
Les cas de cirrhose hépatique sont souvent plus fréquents et nous avons eu l’occasion d'en rencontrer à plusieurs reprises. pe
Le nombre et le danger d: la tuberculose canine nous incite à faire dans tous les cas d’ascite l'examen approfondi du poumon et la tuberculination avant d'entreprendre tout traitement.
Un ascitique atteint d’une lésion cardiaque ne doit pas être considéré comme indemne de tubercuose, car il arrive souvent qu'il y ait concomitance des deux lésions. La tuberculose éliminée, on doit examiner de près l’état du cœur ; l’auscultation donnera les renseignements qu'il importe de