‹ Modèles de menuiserieChapitre 30 sur 32 · TRACÉ DU PLAFOND MASSIF · texte numérisé non relu

TRACÉ DU PLAFOND MASSIF

Soi lie plan circulaire A, fig.gS, pris du plan A delà figure précédente. 11 faut décrire les deux arcs concentriques, i5 16, du centre b, et. rapporter sur ces arcs les comparlimens des marches du plan A, fig. 97 ; tirer la ligne b, c, sur laquelle vous élèverez les perpendiculaires 1,2, 5, 4 ,5,6, 7 , 8, g, 10, 11, 12, i3 et 14 ; tirer ensuite la ligne d , parallèle a u , c , ensuite prendre sur le plan de l'escalier, la hauteur des marches, et reporter sur la perpendiculaire D,E, autant de ces hauteurs qu’il se trouve de lignes de marches sur le plan de niveau; ces hauteurs renvoyées horizontalement, se croisant avec les premières 1 , 2, 3 , 4, 5 , 6, 7 , 8, g, etc. , du plan A, donneront les points de raccord. On porte, ensuite, au-dessus de chacune des hauteurs de marches, l’épaisseur du plafond ; ces lignes se croisant aussi avec les premières, donneront les autres points de raccord, et par conséquent l’épaisseur du plafond. Pour tracer les calibres, r, on opère d’après le principe que l’on a suivi pour celui de l’escalier.

Dans ces deux figures, les lignes pleines indiquent les plans, les limons et leurs courbes rampantes, ainsi que le plafond en niasse ; les lignes ponctuées indiquent les opérations , ou bien les portions de courbes qu’on 11e pourrait pas apercevoir en exécution, étant cachées par l’épaisseur du bois.

La fig- 99 représente le plan d’un escalier circulaire à rampes concentriques, avec un premier cmmarchement évasé, dont on voit le plafond tracé dans toutes scs parties, parla méthode précédente. Ainsi: fig. 101, des points a, b; c,d;e, f, qui expriment, en plan, deux portions du bâtis qui doit recevoir les panneaux du plafond, on a eleve des perpendiculaires indéfinies, qu’on a recroisées à angle droit par les horizontales g, h, i, k, 1, m, n, o, et ces dernières ont été arrêtées entre les parallèles i»2; 3, 4; 5, 6; 7,8, indiquant la rainure qui doit recevoir le plafond, dont le plan est exprimé par les arcs de cercle g, 10 et 11, 12. On conçoit que les panneaux, qui s assemblent dans ces bâtis, forment une surface continue, parallèle à la pente de l’escalier, et dont le dessus et le dessous sont des surfaces gauches.

Quant aux lignes de rampes et courbes rampantes de

'a fig- 99> cfics ont foules été relevées comme celle de la fig. 100 , qui exprime la rainure du plafond de l’escalier, comprise de A en B, fig.gg. Toutes les longueurs de cette ligne i,2,3, 4) 5, 6,7, 8, ont été rapportées sur une base égale A, B, fig. 100 , en 1 , 2, 3 , 4, 5, 6, 7 , 8 ; et les lignes perpendiculaires ponctuées, tirées indéfiniment, et ensuite recroisées à angle droit par les hauteurs de marches g, 10, 11, 12, i3, 14, i5, 16, 17 et 18, ont donné les points de rencontre ig, 20, 21, 22 , 23, etc. avec lesquels on a établi la courbe rampante.

Ces deux méthodes ont servi à obtenir, hg.99, toutes les courbes rampantes et les parties de plafond qui y correspondent. Chaque opération est indiquée par les mêmes lettres en plan et en élévation; ainsi la première courbe a, b, en plan, est indiquée par les lettres a', h', en élévation, etc.; la seconde c, d, par c', d', etc.; la troisième, c, f, par e', f', etc. Et de même, les parties i, k, par i', k': 1, m, par 1', m'; n, 0, paru', 0', etc., et ainsi de suite.

Planche 73.

Si l’on a suivi avec soin les opérations de la planche précédente , on concevra facilement le tracé des deux escaliers qu’on donne ici avec toutes leurs parties développées. On a marqué des mêmes lettres les différentes parties qui se correspondent en plan et en élévation.

La figure 102 est un escalier à crémaillères, portant des marches contre-profilées par les deux bouts. La partie de crémaillère de la rampe, ef, est relevée sur une ligne de base transportée en G, H, par les opérations précédemment indiquées ; les devants des marches 1,2, 3,4, 5, 6, 7,8, g, en plan , sont élevés aux points 1", 2", 3'', 4", 5", 6", 7", 8", où elles sont croisées par les horizontales 1 , 2', 3', 4', 5', 6', 7', 8', g', indiquant les hauteurs des marches.

La rampe en crémaillère A, b est relevée sur cette même ligne, et les perpendiculaires a , b, c, d, e, f, g, ont été croisées en élévation par les horizontales parlant des points a', b' c', d', e', f', g', ce qui a donné les angles des marches a", b ", c”, dff, c", i", gw, ainsi que le joint h , h"; et la ligne i , k, indiquant le dessous ou la coquille de l’escalier, qui est parallèle à ces angles.

La partie l est exprimée dans sa projection verticale en l"; la courbe intérieure M , comprise sur la base lu', est relevée en m"; la partie o, sur la hase o', est projeté en o"; la portion P, p', p", de cet escalier, est obtenue par les mêmes moyens, et les joints sont indiqués à ses deux bouts comme à toutes les autres parties.

La fig. io3 est un escalier circulaire , à limons, qui n’offre pas plus de difficultés. Ainsi, le limon droit A, b est relevé sur une ligne de base transportée en a', b'; tous les points a,b,c,d,e,f,g,h,i, ont été élevés comme les précédons , et les doubles lignes 1,2, etc. sont celles qui ont donné les épaisseurs hautes et basses du limon 3 , 4 et 5 , 6 ; on a eu de la même manière les portions de limon k, l, m, et on a mené a ce dernier la ligne 17 , 18, pour la cerce rallongée, si on voulait l’avoir. Enfin la partie x, y du limon, est relevée en x, y, z, et le joint c , \r, en u, y. Le limon inférieur, té, W7 n’offre pas plus

de difficulté , et on tracerait de meme les entailles qui devraient recevoir le collet des marches, si c’était un poteau montant de fond.

Les contre-marches et leurs épaisseurs sont indiquées en plan par les lignes interrompues io et i r , et relevées de meme : les deux courbes rampantes 12, i3 et 1 4- » i5 , sont parallèles au devant des marches, et la ligne i5, iG, comme celle 17, 18, est une ligne d’attente, sur laquelle on pourrait relever la cerce rallongée.

On observera quepour les crémaillères il ne faut relever que les épaisseurs ou le derrière des contre-marches, pour pouvoir faire des entailles analogues. Ces épaisseurs sont ici exprimées par les lignes ponctuées 1, 2, 3, 4, 5, G, etc., fig. 102.

Ces deux exemples d’escaliers sont sans échiffre,et n ont d autres points d’appui que ceux du départ et de l’arrivée.

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