CHANTEUSE
Blonde, sèche et pourtant digne d'être rêvée Sous sa toque en vison de voyou parisien Et ses fades cheveux ramenés à la chien, L'ayant à la Scala tout un soir observée, Elle allait, laissant là sa glace inachevée, Partir...
Et le d'Harcourt, où le Saint-Cyrien Foisonne le dimanche avec le collégien^ Etait son seul espoir de femme non levée, Quand soudain^ sur la scène, en maillot, presque nue. Une femme apparut.
Une brune charnue, Les bras mal épilés, l'œil noir et l'air commun; Et celle qui partait, s'étant soudain assise, Murmura, l'œil mouillé, presqu'ému :
« Le beau brun... »
Puis élevant la voix :
« Garçon, une marquise... »
MODERNISANTES
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