MON PRÉSIDENT DE THÈSE
MODES DE! CONTAGION ‘‘ IDE ÏAS ro! j£
PHTIISIE. PULMONAIRE
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decine, ün ouvrage; du D Bernardeaw::(qui était contagion-
niste), ! isa: qu'il fallait savoin:gré à: Pauteur «d’avoir :: rappelé une opinion dégèrement-proscrite » et-exprimait lei :
vœu .querc: la: communicäbrlité de la po Hülmonaitè püt redévénir. au moins:une:question.) » ri dy Le désir-de l’ilustre savant:est Léo soft 24h Affirmée énergiquement:par un grand nombre: d’obser vateurs des: siècles! passés, assez généralement niée ensuite; la doctrine de'la'-contagiosité du tubercule a no rapis dement lésterrain qu’élle avait perdu:
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«Les meilleurs auteurs:qui-ont.touché:à ce sie sont};
presque uñanimes sous ce rapport,:les::uns : timidement, :!
c’est vrai, mais d’autres avec: l'accent de la: te conyiclion ; et; si l’on: pouvait évoquer tous les faits qui:
restent enfouis. dans le souvenir des: praticiens, til est cer- ABC
tain:.qu'onarriverait.en complant les voix, à une: majorité ? formidable-en favéur de la contagion: Non; certes, il:ne :
Drochon ; »
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fait pas bon de vivre avec, des phthisiques;: de respirer le même air qu'eux, d’être plongé dans les effluves qu’ils dégagent tout autour d’eux. Tout est à redouter surtoul pour une jeune femme obéissant par devoir ou par dévouement aux exigences d’un mari phthisique,. .peu Soucieux d’habitude de l’impression de dégoût qu’il produit, exigeant pour les soins qu’on lui donne, pour l'intimité des services qu’on lui rend et dont les ardeurs vénériennes sont surexcitées . par le feu de la fièvre qui le dévore. » (D° A. Chéreau, Union médicale, 1869, p, 267),
Le courant qui entraine la science vers les recherches microcosmiques et l'importance exceptionnelle qu'ont acquise ces \études depuis quelques: années, ont'fortement contribué à vulgariser la croyance à la ‘transmissibilité de
la tuberculose par là vie commune. Le: domaine de l’hy:
giène, si vaste déjà, en a été accru et son: hoizon reculé.
Dès te début de nos ‘études médicales, nous avons ren contré des individus. forts, vigoureux; : sans: antécédents ". héréditaires, chez qui:la’ largeur de la poitrine :attestait l'énergie primordiale de: l’activité respiratoire: et qui, ayänt
vécu d’une vie intime avec des phthisiques l’étaient devenus: à leur tour. Nous avons été frappé” vivement de cette: par: :
- ticularité, et ce travail n’a pas d'autre but que: de chercher
dans les faits acquis à la science, et dans les quelques -
obsérvations: qui nous sont personnelles, les conditions qui
favorisent au Sein du mariage la propagation dela tuber: culose ; c’est-à-dire passer en revue les différentes théories: : qui ont été édifiées pour soutenir la doctrine contagionniste2
Mais, avant d'aller plus loin, il:est bon, croyons-nous; : d'entrer dans quelques considérations préliminaires. © La:
plupart du. temps, lorsque les hommes se disputent, c’est faule.de s'entendre »;, dit un axiome, dont. l’expression naïve cache un. fait de judicieuse observation. Ne voulant pas dès le début de ce travail nous brouiller avec la logique, nous. allons dire quelques mots de la nature de la tuberculose, telle du,moins que nous l’envisageons.
Nous considérons cette maladie comme ‘infectieuse et virulente, comme une sorte d'intoxication, dont le principe est transmissible d’un individu à l’autre. D’après la doctrine contagionniste, la tuberculose « doit prendre place dans. le cadre; nosologique à côté de la syphilis, mais peutêtre. plus.près de la morve et du farcin. » (Hérard, Société médicale, 26 février 1866). |
De nombreuses observations ont été déjà publiées, établissant par leur quantité autant que par leur valeur intrinsèque la contagiosité de la tuberculose dans le mariage. Elles forment comme un faisceau puissant qui exclut toute possibilité de coïncidence. Chercher: l'interprétation de ces faits dans un pur jeu du hasard constituerait une erreur . déplorable, contraire à toute méthode scientifique et à tout procédé. d'investigation. Les coïncidences qi se répètent sont des lois méconnues.
Ïl ne faudrait pas non plus se refuser à croire à la contagiosité de la phtisie sous le prétexie spécieux que sila contagion était réelle, les cas seraient très-fréquents et que l’on en rencontrerait à chaque instant. Mais s'étonner de ne.pas voir un plus grand nombre de personnes se tuberculiser par contagion, n'est-ce pas préjuger le degré de contagion de la phtisie pulmonaire ; et il est certain que soit par sa nature même, soit en raison des conditions qui
Gui président: à: sa transmissibilité; Le pere contagieux est doué d’üné médiocre énergie. D'autre part, il ne fau pas :aténir compte des faits négatifs au détriment des faits positifs. “Les:vlois cliniques sont: sujettes ‘à dé: nombreuses exéeptions; S'il fallait requérir poar les contagions le prifilège’ de V'universalité, il n’en‘ faudrait pas admettre! une seule. Le choléra, donttout le monde admet le caractère: contagieux,
: devraïl-il ne plus figurer dans les maladies contagiènses parcé que;tous les habitants d’une ville n'ont pas ‘été les victimes du fléau ou objet de ses ‘atteintes? La variole
- cesse-t-elle d’être contagieuse, parce qu’elle reconnait des immunités ? Et si les médecins et les gardes’ des’ hôpitaux ne sont pas tous frappés de ‘diphthérie, ‘ devrons-nüus
-ccroire à la non-contagion de cette terrible maladie?
Il ne faut pas se dissimuler que l’instisäteur de la conta- «gion est un génie particulier, une force mystérieuse : 1l nous cestilonné d'en apprécier les diversés modalités;mais sans en
saisir l’essence. L'âge, certaines conditions de lexistence, certains états physiologiques et pathologiques, tels que la
:grossesse; les'inflammations catarrhales des voies Tespira-
stoires par Ja vitalité spéciale et les modificalions particulières qu'ils impriment à l’organisme ont des rapports essentiels avec la production de ia phtisie et l’organe choisi cpar le:tubercule pour sa genèse et son ‘évolution: mais sans
‘constituer la prédisposition fatale de’ son développement : als ‘préparent un: terrainipropre à l’éclosion ‘dela tuberculose. Le sol est préparé, il n'y manque que la sémence.
La natire-de lagent contagieux, du contage tubéreu -
leux, est encore à peu près inconnue. Des recherches fort intéressantes ont été entreprises en Allemagne pour décider
ee lire celle question. D'après Klebs (Traité d'anat. bath. 1876) le contage serait une bactérie qu’il désigne sous le nom de Mons tuberculosim. 1 convient de n’accepler ces données que sous les plüs ex presses résérvés. Les découvertes de Klebs n’ont pas encore été confirmées et la sanction of” cièlle lear ‘fait défaut? : |
‘I nous resterait de nombréuses raisons à faire valoir en faveur de là contägiosité de là phtisie, mais il n’entre pas dans le cadre restreint que nous nous sommes iracé dé plaider une cause dont les esprits les plus éminents se sont - constitués les avocats et qui à l'heure actuelle semble gagnée. Il nous à paru utile, cependant, d’entrer dans quelques considérations qui pussent servir de substruction à notre traVail et nous permissent d’écarter résolûment la question de la contagiosité de la phtisié, afin que, le terrain ainsi déblayé, nous fussions à même de pénétrer plus facilement au cœur même de notre sujet. Nous considérerons “désormais la contagiosité de la tuberculose, non pas comme rigoureusement prouvée, mais Comme revêlant un caractère de probabilité ii équivaut peus s à uné démonstration.