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constitue une sorte d’ enveloppe. au cylindre médullaire. Gependant la moelle s’ écrase facilement, ce qui nécessite de grandes précautions pour l'extraction. Sa coloration est gris rosé; dans
les maladies, la moelle devient souvent rouge, ou, au pee
blanche et nacrée. La surface de coupe est nat et permet quel-
quefois de distinguer un point central, plus rouge, qui représente la section du sinus. Enfin, plongé dans le réactif de Flemming, le cylindre de moelle noircil rapidement, ce qui est dû à la présence d'une grande quantité de graisse. A l'état pathologique,
cette dernière peut disparaitre ie ou moins, dans ces cas, la pièce noircil beaucoup moins et garde une coloration jaune
noirâtre.
Sur une coupe, colorée par la safranine, ou L éosine et l'hématéine, coupe comprenant toute la largeur de la moelle; et portant sur un point assez éloigné du trou nourricier de l'os, on distingue trois zones. Ces trois régions sont faciles à délimiter, à première vue, à cause de leur aspect différent. Une zone centrale est représentée par l'artère principale, à parois épaisses,
engainée, dans les trois quarts de sa circonférence, par un large
sinus sanguin. À la périphérie, délimitant la moelle, on voit une zone corticale, formée par un tissu de fibres serrées; au milieu de ces fbrttes anastomosées en réseau très étroit, se trouvent de De cellules. La zone moyenne constitue, à proprement parler, le tissu médullaire; elle est constituée par un réseau de fibrilles fort minces qui s’anastomosent entre elles,
de façon à circonscrire de larges aréoles arrondies ou Do k nales. Les-espaces ainsi délimités sont occupés par les cellules
graisseuses. Aux points nodaux, qui répondent aux angles de plusieurs polygones, on trouve, en général, un amas de quelques cellules, quatre à cinq le plus souvent.
La zone centrale, constituée par l'artère entourée de son
sinus, forme une sorte d’axe vasculaire qui parcourt la moelle.
Le sinus présente, le plus souvent, une forme ovalaire; ses
dimensions sont, en général, assez considérables. Il est limité par les travées fibrillaires. Il nous a été impossible de déterminer, d’une façon précise, si sa cavité se continue directement
LR: À SRREE
avec les espaces qui séparent les fibrilles, pour former les travées où se trouvent les éléments cellulaires. Cependant, sur certaines préparations, il semble bien que la cavité du sinus communique avec les espaces trabéculaires. À un fort grossissement on voit en effet deux fibrilles se séparer, à la limite du sinus, laissant un petit espace entre elles, par leur écartement ;
il se forme, de la sorte, une espèce de petit estuaire par lequel le contenu de la travée paraît se déverser dans le sinus. Mais on peut se demander si cet. aspect n'est pas en rapport avec un arlifice de préparation, soil que la coupe ait passé obliquement,
soit que la fibrille si délicate, qui délimite, en d’autres points, le sinus, ait été déchirée par l rasoir. Le sinus contient des globules rouges auxquels sont mêlés de nombreux leucocytes ; on y voit aussi une certaine quantité de substance amorphe, colorée en rose Clair par l’éosine; nous retrouverons la même matière répandue dans les travées de la moelle. La forme du sinus est,
en général, ovalaire, quelquefois, cependant, elle est arrondie avec un contour plus ou moins régulièrement circulaire. L'arère centrale présente une disposilion assez curieuse. Par les trois quarts de sa circonférence, elle est libre et plonge, pour, ainsi dire dans la cavité du sinus; par l’autre quart elle est en
rapport avec les travées médullaires, dont les fibrilles viennent -s’insérer sur sa paroi. Cette disposition de l'artère centrale et du sinus présente quelques modifications, suivant le point de Ia moelle que l’on examine. Si l’on étudie des coupes portant sur des parties rapprochées du trou nourricier de l'os, on voit le
grand sinus quitter sa position centrale et se diriger vers la
périphérie; il finit par atteindre la zone corticale et ilest très . probable qu'il se continue alors avec la veine médullaire effé- ‘rente, quoique nous n’ayons pu constater cette continuité. Aux mêmes régions, l'artère principale devient aussi périphérique, mais, en même temps, elle se dégage du. sinus; ces deux vaisseaux, au lieu d’être engainés, deviennent dès lors indépendants. En d’autres points, surtout vers les extrémités osseuses, l'artère peut se diviser en deux ou quatre branches, de sorte que le sinus, très considérable dans ce cas, contient plusieurs artères;