‹ Moelle Osseuse Des Tuberculeux Et Histogénèse Du TuberculeChapitre 6 sur 59 · ATEN · texte numérisé non relu

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« réciproques, dans les modifications des fibrilles, ou les altéra-

tions des vaisseaux (1) ».

Or, ce n’est que par la méthode des coupes que l’on peut se

rendre compte de ces modifications, Les éléments sont, pour

ainsi dire, surpris dans l’état où ils se trouvent au moment de

la mort. Il en résulte que sur de telles préparations les pièces ayant été convenablement fixées et incluses, on peut étudier,

d'une part, l'anatomie topographique de la moelle osseuse,

d'autre part, les cellules mêmes dans leur. structure la plus fine. C'est pourquoi nous nous sommes arrêlé à cette dernière

méthode, à l’exclusion des autres procédés : examen sur lamelles, | taches sur lames, ou dissociation. Cette technique nousapermis

de faire l'étude pour ainsi dire macroscopique de la moelle : les modifications qu’elle présente à un faible grossissement sont fort

importantes et souvent très marquées; ces altérations avaient

presque complètement échappé aux auteurs antérieurs. Ceux-ci, ayant uniquement porté leur attention sur les éléments cellulaires, les ont étudiés dans les cas où ils sont le plus nom- Fe et le plus faciles à mettre en évidence, c'est-à-dire dans la moelle rouge ; or, cette dernière n’est point normale. Les auteurs ont tee décrit comme type normal, des moelles pathologiques, ou du moins physiologiquement modifiées. Faisant “usage d’une méthode défectueuse, ils partaient d’un point de départ faux ; d’où la confusion qui règne dans les descriptions anatomiques et dans les rares documents que nous possédons sur les altérations pathologiques de ce tissu.

C'est à cause de l'importance de la technique employée de à

nous avons si longuement discuté nos méthodes de recherche c'est pour la même raison que nous exposerons, avec beaucoup de détails, notre manuel opératoire.

Un premier obstacle se présentait dans l'étude de la moelle osseuse à l'aide de coupes, c'est la présence de l’étui osseux dans lequel ce tissu est contenu ; comment se débarrasser de l'os? Il y a un moyen très simple d'arriver à ce but, c'est de

(1) Rocer et Josué, Presse médicale, 13 mars 1897, n° 21,

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iltiie l'os. Mais ce procédé nous paraît détestable. S'il pré- : sente le mince avantage de permettre de se rendre compte des rapports de l'os avec le tissu médullaire, il a le grave Inconvénient d'abimer les cellules de la moelle; les acides dont on se

sert, pour décalcifier l'os, ne sont pas sans avoir un effet nocif

sur la moelle, dont la texture et la structure sont si délicates.

Il nous a done fallu chercher à extraire simplement la moelle du tube osseux qui la contient et la protège; on arrive à ce résultat sans trop de peine. Voici comment nous procédons, pour prélever la'moelle osseuse chez l'homme.

On fait une incision, d'une longueur de 10 à 15 centimètres -au niveau du tiers supérieur de la cuisse du cadavre. On pénètre : jusqu'au niveau du fémur que l'on dénude, autant que possible.

1 importe de prendre le tiers supérieur de l'os, parce que le

canal médullaire est le mieux formé à ce niveau et n’est pas

parcouru, comme dans d'autres régions, par des travées osseuses -

irrégulièrés venant diviser la cet ces particules osseuses se coupent mal et rjsquent mème d' éesbliee le rasoir. Une autre

raison nous a encore fait choisir cetie région de l'os ; c’est que,

comme l’a montré Neumann (1}, les modifications de la moelle ont toujours une marche centrifuge, par rapport au corps du sujet ; elles commencent par l'extrémité supérieure des os des membres. Une fois los dénudé, on passe sous la diaphyse une scie à chaîne, au niveau de la partie inférieure de l'incision, et l'on scie l'os. Quand los est divisé, on fait saillir le fragment supérieur hors de la plaie et l’on en sépare, par un deuxième trait, un fr agment de cinq centimètres de long environ ; on peut

Ses un deuxième fragment de mêmes dimensions.

Le fragment d'os séparé, il s’agit d'extraire la moelle osseuse qui sy trouve contenue. Rien n’est plus simple. On fixe Ja portion du fémur enlevée dans un étau, puis à l’aide d’une scie on fend l'os, parallèlement à à son axe, sur deux lignes oppo- __sées et 2e MOSS jusqu'au contact du tissu ne Il

(1) Neumanx. Das Gesetz der Verbreitung des gelben und roten Markes in den D Ni EnpoueR Centratbt. für medic. Wissenschaften, n° 18, p. 321.

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