MŒURS ET COUTUMES
Partie inférieure de ce et que l'on Pourrait -Chaussée de ce solide édifice se Projetait une tablette d'au moins Un pied et demi de était une espêce de cassette, beanc € que large, dont les pe Tüiments, bordés de drap vert, étaient garnis de fourchettes à manches d'argent, à l'usage du dessert. Cette tablette contenait ind pot d'argent rempli d'eau, Pour ceux qui désiraient tremper leur vin, et quelce divin jus de Ja treille, Une pile d'assiettes de Vraie porcelaine de la “hine, deux Carafes de vin blanc, deux tartes, un plat d'œufs à Ja neige, des Baufres, une jatte de Confitures, sur une petite table Couverte d’une
nappe blanche, Près du buffet COMposaient Je dessert de ce souper d'un ancien seigneur Canadien, A l’un des angles de la chambre était une
fontaine, de la et blanche, qui famille, A l'angle opgarni de flacons Carrés, -vie, l'absinthe, Jes liqueurs de se, de CASSIs, d’anisette… Pour T Complétait l’ameublement de cette
forme d'un baril, en Porcelaine bleue SéTVait aux ablutions de la
posé, une grande Canevette, COntenant l'eau-de NoYau, de framboi l'usage journalie salle,
Le couvert était dressé POur huit personnes.
Une cuiller et une fourchette d'argent, enveloppées dan: ne serviette étaient placées à gauche de chaque assiette, et une bouteille de vin léger à droite. able pendant Je service chacun était Muni de cet utile instrulentaux Savent seuls se passer.
à ressort, il se Portait dans Ja Si C'était, au COntraire, un Couteau-poi.
tait suspendu au Cou dans une gaîne n de soie, ou mê
1 le Couteau était
par les aborigènes.
tS Manches étaient généralement d'ivoire avec
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armoire,
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coupe ou un gobelet d'argent de difitrentes formes et de différentes grandeurs ; les uns de la plus grande simplicité, avec où sans anneaux ; les autres avec des anses ; quelques-uns en forme de calice, avec où sans patte, ou relevés en bosse ; beaucoup aussi étaient dorés en dedans.
Une servante, en apportant sur un cabaret Île coup d'appétit d'usage, savoir l'eau-de-vie pour les hommes, et les liqueurs douces pour les femmes, vint prévenir qu'on était servi.
Le menu du repas était composé d'un excellent potage (la soupe était alors de rigueur, tant pour le dîner que pour le souper), et d'un pâté de Pâques, servi, à cause de son immense volume, sur une planche recouverte d'une serviette ou petite nappe blanche, suivant ses proportions. Ce pâté, qu'aurait envié Brillat-Savarin, était composé d’une dinde, de deux poulets, de deux perdrix, de deux pigeons, du rable et des cuisses de deux lièvres: le tout recouvert de barbes de lard gras. Le godiveau de viandes hachées sur lequel reposaient, sur un lit épais et mollet, ces richesses gastronomiques, et qui en couvrait aussi la partie supérieure, était le produit de deux jambons de cet animal que le juif méprise, mais que le chrétien traite avec plus d’égards. De gros oignons, introduits çà et là, et de fines épices complétaient le tout. Mais un point très important en était la cuisson, d’ailleurs assez difficile, car, si le géant crevait, il perdait alors cinquante pour cent de son acabit. Pour prévenir un événement aussi déplorable, la croute de dessous, qui recouvrait encore de trois pouces les flancs du monstre culinaire, n’avait pas moins d’un pouce d'épaisseur. Cette croûte même, imprégnée du jus de toutes ces viandes était une partie délicieuse de ce mets unique.
Heureux temps, où la gaieté folle suppléait le plus souvent à l'esprit qui ne faisait pourtant pas défaut à la race française! Heureux temps, où l'accueil gracieux des maîtres suppléait au luxe des meubles du ménage, aux ornements dispendieux
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des tables, chez les Canadiens ruinés Par | te! Les maisons semblaient s'élarg voirs de l'hospitalité les habitaient
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» Comme le cœur de CCUX qui On improvisait des dortoirs pour l'occasion : on cédait aux dames tont ce que l'on Pouvait réunir de plus confortable, et Le 4 Vilain » sexe, relégué n'importe où, S'accomodait de tout ce qui lui tombait sous la main
Ces hommes qui avaient Passé la moitié de leur vie À bivouaquer dans ]ns forêts pend les plus rigoureuses de quatre où cinq cents lie Chant le plus souvent d
ant les saisons
l'année, qui avaient fait ues sur des raquettes, cou.
ans des trous qu'ils creusaient dans la neige, comme ils firent, lorsqu'ils allôrent surprendre les Anglais dans l'Acadie, ces hommes de fer se passaient bien de l'édredon Pour leur cou. che nocturne.
La folle gaicté ne € CE renaissait le matin, alors de ]à poudre,
eSsait que pendant le sommeil Comme tout le monde portait les plus adroits s'érigeatent en PéTrüquiers, voire même en barbiers, Le Patient, entouré d'un ample peignoir, S'asSVait gravement SUT une chaise ;: le coiffeur improvisé manquait rarement alors d'ajouter à son rôle, soit en traçant avec la houppe à Poudrer une immense Paire de faVoris à ceux qui en Manquüaient, soit en allon. Seant démesurément un des favoris de ceux qui En Etent pourvus, au détriment de l'autre, soit M Poudrant les sourcils à blanc, Le Mystifié ne ‘iPercevait souvent de la mascarade que par les
lats de rire des dames, lorsqu'il faisait son entrée au salon.
Les Anciens Canadiens. PA. pe GASPÉ
UN LOUP-GAROU Le loup-g.
aTOU jouait autrefois un grand rôle dans la CTOVance nonnl Le 14 juillet 1766, la « peur » Suivante :
u Cap Mauraska
«L'on apprend de St-Roch, près d
(Kamouraska), qu'il y a un loup-garou qui court les côtes sous la forme d'un mendiant, qui. avec le talent de persuader ce qu'il ignore, et en promettant ce qu'il ne peut tenir, à celui d'obtenir ce qu'il de. mande. On dit que cet animal, avec le secours de ses deux pieds de derrière, arriva à Québec le 17 der. nier, et qu'il en repartit le 18 suivant, dans le dessein de suivre sa mission jusques à Montréal. Cette bête est, dit-on, dans son espèce, aussi dangereuse
ue celle qui parut l'année dernière dans le Gévaudns c'est pourquoi l'on exhorte le public de s'en méfier comme d’un loup ravissant ».
Le 10 décembre de l’année suivante, la « Gazette de Québec » revenait encore avec son histoire de loup-garou :
« De Kamouraska, le 2 décembre, nous apprenons qu’un certain « loup-garou », oule en cette province depuis plusieurs années, e jui a fait beaucoup de dégât dans le district de Québec, a reçu plusieurs assaults considérables au mois d'octobre dernier, par divers animaux que l’on avait armés et déchainés contre ce monstre, et notamment, le 3 de novembre suivant, qu'il reçut un si furieux coup par un petit animal maigre, que l’on croyait être entièrement délivré de ce fatal animal, vu qu'il a resté quelque temps retiré dans sa tanière au grand contentement du public. Mais l’on vient d'apprendre, par le plus funeste des malheurs, que cet animal n'est pas entièrement défait, qu’au contraire il commence à reparaître plus furieux que jamais, et fait un carnage terrible partout où il frappe. Défiez-vous donc tous des ruses de cette maligne bête, et prenez bien garde de tomber entre ses pattes ».
Revue Populaire.