‹ Moeurs et portraits du temps, Volume 1Chapitre 21 sur 83 · LA PORTIERE · texte numérisé non relu

LA PORTIERE

Vous m'en noterez deux alors, l'agent.

Suffit! ( // couche r ordre sur son carnet.) UNE fripière, vêtue d'une robe de soie qui a de beaux états de service.

Du mobilier, madame Tronquet? eh bien, c*est du courage à vous : jamais je ne donnerai dans ces nouveautés-là. Passe pour les chemins : un chemin ne s'envole pas ; d'ailleurs on s'en assure. Quand j'étais à la tête de trois Nord , j'allais chaque matin voir s'il n'avait pas bougé de place. J'ai deux Kouen à présent ; je me donne encore ce petit bonheur. On surveille au moins son affaire » ou l'a sous le yeux; mais votre mobilier, où perche«t-il?

LA PORTiiRE,

Que voulez-vous, voisine? C'est ce père Sirop qui me maîtrise ; j'ai foi en cet homme ; il gouverne mes capitaux.

( Un grand bruit se fait autour de ces dames; on

loi LES DEUX CRÉDITS.

s'émeut , on regarde; c'est le père Sirop aux prises avec deux sergents de ville ^ qui veulent le troubler dans V exercice de ses fonctions. Le délinquant proteste à coups de poing en l'honneur de sa liberté individuelle ; on l'emmène au violon. La portière reste sans agent; son ordre court grand risque de n'être pas rempli : elle en jette des cris de paon et se prétend ruinée.)

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