PROLOGUE
Qui n'^entendu parler de la question d'Orienl? Voici quatre ou cinq fois qu'elle reparaît à Thorizon de la diplomatie , comme ces comètes dont les révol utions ont été calculées par les savants. Dans la première période de son retour, elle jette ordinairement des clartés sinistres ^ frappe les ambassades de stupeur et déploie une queue à faire pâlir celles des pachas de Tempire ottoman. Alors c'est à qui prendra Talarme ; on sonne le tocsin dans les cabinets , on prodigue les notes comminatoires , on envoie des flottes sur les lieux , on se tient prêt à tout lévénement. Rien de plus sage , ni de mieux combiné : seulement c'est en pure perte. A peine entrée dans sa seconde période, la question d'Orient déchoit à l'instant de ses proportions ; son éclat s'affaiblit, sa redoutable chevelure se dissout; bientôt il n'en reste plus qu'un météore inoffensif,