‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 138 sur 265 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Parmi les gladiateurs légers se rangeaient encore les ventes , qui combattaient avec le javelot ^ , peut-être même quelquefois avec la lance, comme probablement aussi les provocateurs. Ils devaient sans doute ouvrir le combat, qui s'engageait

Utque petit primo plénum flaventis arenee Nondum calfacti velitis hasta solum.

Arlémidore^ mentionne aussi les Dimachères, sans doute munis de deux poignards, mais sur lesquels on manque d'ailleurs presque entièrement de données. Tout ce qu'on sait des Andabates , qui avaient formé le sujet et fourni le titre d'une satire de Varron {Andabatœ), c'est qu'ils combattaient sans y voir, ce qui veut dire probablement avec une visière non percée de trous et baissée. C'était 4à, comme il paraît, une manière de combattre de l'ancien temps, complètement tombée en désuétude, et dont saint Jérôme^ n'a parlé, sans doute, que d'après Varron.

On ignore ce qu'étaient les pœgnarii des inscriptions, dont une concerne un « pegniarius ludi magni » presque centenaire*. Cavedoni a pensé que c'étaient des gladiateurs nains.

Non-seulement des inscriptions, mais aussi Galien, Artémidore et déjà Cicéron ^ , parlent aussi de cavaliers (equi-

1 Isidore de Séville, Orig., XVIII^ 57 : Velilum pugna erat ut ultro citroque tela objectarent. — Pline, Hist. nat., XXVIII, 34 : Hasta velitaris, evulsa corpore hominis.

. 2 Onirocr.y II, 32.

. 3 Adv. Jovin., I, 37; adv. Helvid., 3, p. 3 A; contra Rufin, 3, p. 101 A.

* Henzen, 6176.

^ Pro Sext., 59, 126 (Equi gladiatorum). — Voir aussi Isidore, Orig.,

Page 1