‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 144 sur 265 · LIVRE VI. — LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — LES SPECTACLES

témoin oculaire de la mort d'une autre, tuée par Commode, et Florentinus^ qui doit avoir vécu sous le règne de Macrin, en vit une troisième à Rome. Sous Gordien III, il y en avait dans cette capitale dix, qui furent promenées aux jeux séculaires de Philippe en 247^; on en revit aussi quelques-unes au triomphe d'AuréUen sur Zénobie, en 278 ^ Au moyen âge, Albert le Grand vit et décrivit une girafe, envoyée par un sultan d'Egypte à l'empereur Frédéric II, puis Antonio Costanzio, une autre, qui était également le cadeau d'un sultan d'Egypte, en possession de Laurent de Médicis en 1486, année depuis laquelle on n'en revit plus aucune en Europe, sauf à Constantinople , jusqu'à l'arrivée de celle qui fut envoyée d'Alexandrie en France en 1827.

Le cepus d'Ethiopie de Pline % espèce de singe ^, que Mongez rattache au genre « des singes macaques, habitants de la Guinée et de l'intérieur de l'Afrique », ne paraît avoir été vu à Rome qu'une seule fois, aux jeux donnés par Pompée.

A ces mêmes jeux, on vit aussi pour la première fois le chama des Gaules, ou rufius dans l'idiome de ce pays, de la forme du loup et moucheté comme une panthère. Cet animal, dont César avait probablement fait cadeau à Pompée, et que les Romains appelaient aussi lupus cervarius^, n'était, comme on voit, autre que le loup cervier, dont l'espèce s'est perdue en France , mais existait encore dans la forêt d'Orléans en 1548 '^.

1 Geoponica, XVI, 22. .

2 Vie de Gordien III, chap. xxxiii.

•^ Vie d'AuréUen, chap. xxxm.

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