‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 159 sur 265 · Afrique · texte numérisé non relu

Afrique

Mauritanie. — On y signale un amphithéâtre, dont dix-sept gradins sont encore en bon état, à Julia Gsesarea (Jol) et un autre à Sitifis (Renier, Inscr. de V Algérie, 3287). Sur le premier voyez de Blinière , Antiquités de la ville de Cherchel (Algérie) , dans la Revue archéologique, V, p. 344, et Explor. scientîf. de V Algérie, Beaux- Arts, III, pi. 21 , 29 et 30. Gelui de Guiculum ou Djemila {ibid., I, pi. 47) n'était qu'un théâtre .

Numidie. — Amph. à Girta (Inscr. de l'Algérie, 1825), Lam-

bessa (de la Mare, Recherches sur la ville de Lambèse, p. 34, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de France, 3e série, 1. 1, 1852. — Henzen, III, p. 524. —Renier, Inscr.de V Algérie, 185), Rusicade, aujourd'hui Philippeville {Expl. scientif. de V Algérie, Beaux- Arts, II, pi. 56-59, ainsi que Revue archéologique, I, 814) et Théveste ou Tébessa (MoU, capitaine du génie, dans V Annuaire de la Société archéologique de la province de Constantine, 1858- 59). Ce dernier paraît avoir été construit entre les années 75 et 80 de notre ère. Celui de Lambessa, qui est assez bien conservé, a environ 300 pas de circonférence. Il s'est aussi conservé une inscription d'un amphithéâtre dans des ruines , près du caravansérail d'El-Outaïa, entre Batna et Biskara (Henzen, 6597). Enfin, Bureau de la Malle {Recueil de renseignements sur la province de Constantine , p. 204) a vu, entre Tiffereh et Guelma, dans un lieu que les Maures appellent Hamisa, et qu'il croit être la colonie romaine de Tipasa, « les débris d'une grande ville ancienne, de superbes portiques bien alignés, des colonnes de marbre, des palais encore debout et un amphithéâtre de 150 pas de diamètre, dont dix rangs sont intacts, le tout en grosses pierres de taille. »

Afrique propre. — On compte plusieurs amphithéâtres romains dans cette province , qui répond à la Tunisie et à la Tripohtaine actuelles.

L'amphithéâtre de Garthage , qui était encore , au douzième siècle, une superbe ruine , décrite par Edrisi (Bavis , Carthage and her remains, p. 507) , ne se reconnaît plus qu'à une excavation intérieure, d'environ 240 pieds dans la plus grande dimension de l'eUipse (Falbe, Sur l'emplacement de Carthage, 1833, p. 39). Il pouvait facilement être inondé pour les naumachies (Hudson, Geogr. minores, III, p. 18 : In delectabilibus unum solum spectaculum exspectant habitantes (Carthagine) munerum). C'est probablement aussi à cet amphithéâtre que s'applique l'épigramme de Luxorius « de eo qui podium amphitheatri saliebat » dans VAnthol. lat. de Meyer, II, p. 149, 380.

L'existence d'un amphithéâtre dans la ville d'Œa, ou tout près de celle-ci, est attestée par Apulée {ApoL, p. 556), disant de son beaufils : In ludo quoque gladiatorio frequens visitur, nomina gladiatorum plane quidem ut puer, honeste, ab ipso lanista docetur. — Peutêtre ces spectacles se donnaient-ils dans l'amphithéâtre encore entier, de 148 pieds de diamètre à l'intérieur, que mentionne, d'après le rapport d'un voyageur anglais, Gastiglione, dans un mémoire sur la partie orientale de la Barbarie, p. 18, à Zavia ( Tripoli-vecchia) , village situé à une journée de marche de Tripoli, du côté de Tunis.

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