‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 162 sur 265 · LIVRE VI. — LI'S SPECTACLES · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — LI'S SPECTACLES

parlent des spéciales, jeux de gladiateurs et tueries d'animaux qui s'y donnaient.

L'authenticité de deux amphithéâtres dont parle Gyriaque, à Sicyone (C. 1. G. 1108) et à Delphes (C. 1. L. 526), est très-contestable. Curtius {le Péloponèse , II , 222) mentionne en outre , à Sparte , un bâtiment circulaire en briques, de 100 à 180 pieds de diamètre, et qui paraîtrait avoir été affecté à des représentations musicales et autres, à répoque de la domination romaine; mais cette destination n'est guère mieux prouvée. Gela ne veut pas dire, cependant, que les jeux de l'arène n'aient pas réussi à s'introduire aussi , malgré le défaut d'amphithéâtres permanents, dans d'autres villes de la Grèce, comme Athènes (voir plus haut, p. 94), Mégare (C. I. G., 1058), Platée (Apulée, Métam., IV, 72, etc.). Apulée {ibid., X, 223) fait voyager un donateur de fêtes corinthien, du nom de Thiasus, en Thessalie, pour s'y procurer de beaux animaux et de bons gladiateurs, et parle, dans le même roman (I, 5), d'un colporteur qui se rend à Larisse, capitale de cette province, pour y voir un spectacte de gladiateurs « satis famigerabile ».

Macédoine. — A Thessalonique, les jeux de gladiateurs et les combats d'animaux , du temps de Lucien {l'Ane de Lucius , 49 à 53) , se donnaient au théâtre. Les Acta S. Demetrii {Mabillon, Ann.) portent, à propos des jeux de gladiateurs donnés par Maximien : « Illic enim parabatur per quasdam tabulas circulus circumseptus. » Mafîei {Verona illustr. , IV, 67) en a conclu qu'il n'existait pas d'amphithéâtre à Thessalonique.

Pour PhiUppople, nous renvoyons à une épitaphe, posée par un donateur de spectacles {munerarius) à son fils et trouvée dans cette ville (Muratori, 616. 1 = Orelli, 3746).

Thrace. — L'amphithéâtre de Gonstantinople , d'après une ancienne description de cette ville (Panciroli, Notit. dign. utr. imp., p. 259) était situé dans le second quartier {regio secundo) , près du port de JuUen, d'après une phrase du Code Théodosien (XIV , 6, 5 : inter amphitheatrum et D. JuUani portum per littus maris) de l'an 419. Il en est fait mention pour la dernière fois au 12*= siècle {Banduri Imp. orient., éd. de Paris, p. 26). Le bâtiment de l'espèce que Septime Sévère doit avoir fait construire à Byzance [Chronicon Paschale, I, p. 495) n'était peut-être qu'un théâtre, comme il paraît en avoir existé plusieurs en Grèce , c'est-à-dire disposé de manière à pouvoir également servir pour des combats de gladiateurs.

Grète. — Maffei {Verona illustr., IV, p. 62) a cru pouvoir affirmer, d'après le rapport d'un médecin qui visita l'île de Candie en 1583,

qu'il y existait jadis 7 théâtres et 5 amphithéâtres, dont un à Gortyne et un autre à Hiérapytna. L'existance de restes de ce dernier a été récemment confirmée par G. Perrot (l'Ile de Crête, dans la Revue des Deux-Mondes, 1864, p. i004). Ce bâtiment a 60 pas de diamètre.

Lesbos. — Inscription du tombeau d'une famille de gladiateurs à Mitylène (C. L G. , II, add. 2194 b, p. 1028).

TiiASOS. — Inscription concernant des myrmillons et des essédaires, de la troupe de gladiateurs d'une certaine Hécatée {ibid. , 2164). Il est probable que des îles , comme par exemple aussi celle de Gos (ibid., 2511), étaient souvent assignées pour demeure à de pareilles troupes, d'où il ne s'ensuit pas cependant que l'on y donnât aussi des jeux.

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