Syrie, Phénicie et Palestine
Syrie. — Il paraît qu'il existait plusieurs amphithéâtres à Antioche, d'après Libanius {Orat. Antioch., I, p. 315, éd. Reiske), dont les écrits font souvent mention de combats de gladiateurs et d'animaux, donnés dans cette grande cité , même postérieurement à la défense des spectacles sanglants de l'arène , par Constantin , en 325. (Voir le même. De vita sua, p. 3, éd. Mor. , et in Tisamenum, éd. Reiske, II, p. 417, puis Lettres, 18 et 20, ainsi que Gothofredus, ad Cod. Theodos. , XII , 1 , 103.) — Un amphithéâtre , que déjà César aurait fait construire, sur l'Acropole de cette ville (Malalas. , p. 217, soit 91, V), doit avoir été spécialement affecté à des combats d'animaux, par Valens, et finalement détruit, par Théodose (0. Muller, Antiq. Antiochenœ, p. 79).
Phénicie. — A Béryte, le roi des Juifs Agrippa éleva un amphithéâtre, dans lequel il fit combattre, l'une contre l'autre, deux troupes de 700 criminels chacune (Josèphe , Ant. Jud. , XIX , 7 , 5). Plus tard, Titus fit périr, dans un combat de gladiateurs de cette même ville, un grand nombre de prisonniers juifs (le même, B^idl. Jud. , VII, 3, 1). Maffei [Degli anf. , p. 85) suppose que l'amphithéâtre d' Agrippa n'était qu'en bois. Il est à remarquer, cependant, que la défense précitée de Constantin est précisément datée de Béryte (voir Gothofredus, ad Cod. Theodos., XV, 12, 1).
Palestine. — Hérode fit construire à Césarée un amphithéâtre, dans lequel il procéda à la première célébration des fêtes du concours iAgo7i) périodique, institué par lui , en l'honneur d'Auguste , l'an 8 av. J.-C. — Voir à ce sujet Josèphe , Ant. Jud. , XV, 9, 6, et Bell. Jud. I, 21, 8; Eusèbe, De martyr. Palœst., IV, 13, et Acta mart., éd. Ruinart, p. 283. — D'après Maffei, cet amphithéâtre et un autre, dont il est fait mention à Jérusalem (Josèphe, Ant. Jud., XV, 8,1), pourraient bien aussi n'avoir été qu'en bois. Une inscription (C. I. , 4614) mentionne un troisième amphithéâtre en Palestine, à Canatha, et les fondations d'un quatrième, de forme elliptique, ont été Retrouvées par le comte Bertou [Bull. d. I. , l'837 , p. 166), hors des murs de la ville de Gérasa.