‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 233 sur 265 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De l'intérêt des iroyag^es pour les Romains.

Généralités. — Lés sept merveilles du monde.

Il n'y a pas d'inconvénient à invoquer des témoignages grecs, aussi bien que des témoignages romains, lorsqu'il s'agit de déterminer les pays et les localités que visitaient principalement les voyageurs, dans la période qui nous occupe. Mais il n'en faut pas moins distinguer tant soit peu entre ces diverses témoignages, dans l'examen des objets, en grande partie déjà mentionnés, qui attiraient et fixaient principalement l'attention de ces voyageurs, attendu qu'il n'y avait, alors non plus, identité parfaite d'intérêts et de vues entre les hommes instruits des deux nations, ou, pour mieux dire, les personnes ayant reçu, les unes l'éducation romaine, les autres l'éducation hellénique.

Ainsi, la fameuse liste de ce qu'on appelait les Sept Merveilles du monde n'avait nullement été dressée pour les Romains. Elle paraît dater de la période écoulée de la 123^ à la 139® olympiade, époque à laquelle le colosse de Rhodes, qu'on y comprend généralement, était encore debout;

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