‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 95 sur 265 · LIVRE VI: — LES SPECTACLES. J · texte numérisé non relu

LIVRE VI: — LES SPECTACLES. J

l'état de chaux « par la sottise des Romains » \ Paul lï se servit des blocs de travertin qui s'y trouvaient pour la construction du palais de Saint-Marc, dit palais de Venise; le cardinal Riario, pour la chancellerie bâtie par Bramante; Paul III, pour le palais Farnèse ^. Le plan de Sixte- Quint d'établir au Colisée une manufacture de drap, avec des logements pour les ouvriers , fut déjoué par la mort de ce pape ^. Dans l'année du Jubilé, 1675 , on mura les arches de l'entrée , pour couper court à ces profanations et empêcher qu'on n'abusât davantage d'un pareil monument'*. Une concession faite en 1671, pour deux ans, à deux compétiteurs, pour y donner des combats de taureaux, était restée sans effets En 4727, on permit à Permite du Colisée d'affermer l'herbe qui y croissait ^, Cependant, toutes les mesures adoptées se trouvèrent insuffisantes, jusqu'à ce que Benoît XIV, en partie déterminé par une tentative d'assassinat sur la personne de l'ermite en 1741 , lit de la conservation et de l'entretien convenable du Colisée l'objet d'une sollicitude majeure et durable ^.

Avec Pie VII commença la période de la restauration effective, qui malheureusement se ressentit beaucoup, par la manière dont furent conduits les travaux, du manque, si fréquent en Italie, d'intelligence et de ménagements pour la forme originaire et le caractère primitif de Tédifice à restaurer^. Le Colisée ne présente plus, aujourd'hui,

' Marangoni, p. 47. — Sallengre, Nov. thés, aniiq. Roman., I, p. 502.

2 Ibid.j p. 46.

3 Ibid., p. 60, etc.

* Ibid., p. 64 . .

'" Ibid., p. 72.

6 Ibid., p. 73.

7 Ibid., p. 67, etc.

8 Sur les dernières restaurations, il faut voir Canina, A. d. /., 1852, p. 258, etc.

l'aspect qu'il offrait, alors que la puissante imagination de lord Byron conjurait les esprits des morts, qui avaient abreuvé cette arène de leur sang, à reparaître au milieu de ses débris, au clair de la lune. La verdure qui foisonnait sur les murs, épaisse comme une foret, a disparu; les nouvelle bâtisses en briques forment, avec les anciens blocs de travertin , un contraste qui fait peine. Au-dessus de la crête la plus élevée des murs court un fil télégraphique. A l'entrée, une sentinelle française est en faction. Deux fois par semaine, dans l'après-midi, le sermon d'un capucin édifie, dans l'arène, un certain nombre de dévots, des plus basses classes pour la plupart, et les vieilles arches retentissent d'hymnes et de cantiques.

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