‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarquesChapitre 37 sur 217 · VIII, 10; IV · texte numérisé non relu

VIII, 10; IV

5 Polack, la Perse, 1, 153.

pire1. Ordinairement, la pourpre n'était employée que sous forme de bandes et de rubans à galonner, festonner, garnir, border ou franger. Jules César déjà restreignit l'usage des vêtements de pourpre seule à certaines personnes et à certains jours2 ; Auguste ne le permit qu'aux sénateurs en charge3; Tibère chercha à imprimer, par son exemple, une nouvelle force à cette défense, souvent transgressée4, Néron alla jusqu'à prohiber la vente de la pourpre tyrienne et de la pourpre améthyste5; mais il faut, ainsi qu'il appert d'un passage cité plus haut de Martial, quelle ait été de nouveau permise sous Domitien, probablement même dès avant ce règne. MarC'Aurèle et Pertinax firent vendre à l'enchère publique les garde-robes impériales, indubitablement riches en vêtements de pourpre6.

Le luxe de pourpre de l'antiquité romaine ne supporte pas non plus la comparaison avec le luxe d'habits des temps modernes. Un Anglais du temps de la reine Elisabeth rapporte, comme une chose très-ordinaire, que le produit de la vente de mille troncs de chêne et de cent têtes de bœufs passât dans un costume, ou qu'un fou entiché de la mode se mît sur le corps le prix de tout un domaine. Vers la fin du seizième siècle, on renchérit encore beaucoup, dans l'habillement, sur le luxe des étoffes par celui des garnitures en application de dentelles, broderies etgalons'd'or, perles et joyaux, ce qui eut pour effet de rendre

- W. A. Schmidt, Explorations sur le domaine de l'antiquité, p. 157, etc. (en allem.).

2 Suétone, César, ch. xlhi.

3 Dion Gassius, XLIX, 16.

* Ibidem, LV1I, 13.

5 Suétone, Néron, ch. xxxn.

6 Schmidt, ibidem, p. 175. — Marcus Antoninus, 17. — Pertinax, ch. vu

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