LIVRE IX. — LUS BEAUX-ARTS DANS L'EMPIRE ROMAIN
tium, ainsi que les phares de Pouzzoles et de Ravennc1. Vespasien paraît, abstraction faite de ses grandes constructions nouvelles à Rome, s'être borné en général à la restauration de ce qui avait été détruit, dans cette capitale, en Italie et dans les provinces, sans qu'il lui fût donné pourtant, du moins à Rome, de mener à bonne fin tout ce qu'il avait commencé 2; et comme, pendant le court règne de Titus, qui fit d'ailleurs construire à Naples3, un grand incendie réduisit de nouveau en cendres une partie de Rome, Domitien trouva largement, dans cette capitale, l'occasion de satisfaire une envie de bâtir devenue presque une passion chez lui*, outre qu'il fit également exécuter en Italie quelques travaux de routes. Trajan, qui commença, dès son avènement à l'empire, ses grandes entreprises de construction, en partie supérieures à tout ce que l'on avait vu à Rome jusque-là5, et qui leur donna, dans les années postérieures de son règne, une extension telle, qu'il se trouvait à peine, dans cette capitale et les environs, assez d'architectes pour y suffire6, manifesta sa sollicitude pour le reste de l'Italie d'une façon non moins grandiose, notamment par la construction de routes, de ports et d'ouvrages hydrauliques; ce qui ne l'empêcha pas de faire exécuter en outre, dans les provinces, indépendamment des villes et des colonies qu'il fonda, d'importants ouvrages, dont le plus grand fut , suivant Dion , le pont sur le Danube7. Les constructions d'Adrien, dont le premier
1 Haackh, dans la Real- Encyclopédie deStuttgardt, V, 582.
2 Teuffel, dans l'ouvrage précité, VI, 2484.