Psaume ixxvn, verset Î
LE TALMLD. 211 même au secours de £ homme, [homme ne pourrait pas le vaincre 1 [le Satan). C'esL le système de la grâce. La liberté ne suffit pas à l'homme pour choisir le bien, pour vaincre le mal, il faut le concours de Dieu. Hais, ïïailé Niduli, second livre, ei dans plusieurs autres endroits encore, Rahbi Hanina (que nous avons déjà cité), dit : « Tout est dans la main de Dieu, excepte' la crainte de Dieu. » C'est-à-dire, Dieu ne peut pas influencer l'homme pour se faire craindre. L'hoinine est libre. Je ne cite cette contradiction que fortuitement, car nous verrons bientôt que, malgré toutes ces contradictions apparentes, le Talniud a sa doctrine sur Mutes ces questions de justice, sinon théoriquement, du moins pour la pratique. Il y a dans le Talmud des rabbins ayant les aspirations de justice et de liberté de la loi immortelle de Moïse , mais ce sont, pour ainsi dire, des voix perdues, de faibles protestations qui meurent sur le seuil de l'académie lalmudîque. Le fond, c'est le corps de doctrines préchéfS par les Pharisiens du second temple et
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appliquées avec une sévérité rigoureuse, jusque dans les moindres détails de la vie, par les rabbins de tous les temps.
Ces rigueurs n'ont fait que croître et embellir avec la venue du christianisme, attendu que le christianisme dogmatique s'est approprié toutes les doctrines Idéologiques des Talmudisles, sauf à les appliquer à Jésus au lieu de Jébovah, parfois en les saupoudrant d'un vernis plato-
Seulement les juifs, tout en se soumettant aux décrets de leurs rabbins locaux, n'ont jamais accepté une codification du Talmud comme dogme.
Maimonide lui-même qui a essayé de codifier tous les règlements du Talmud dans un ouvrage intitulé : a La Main puissante, h y a échoué. Les juifs n'ont même pas accepté les treize articles de foi énoncés par ce maître selon la Bible et le Talmud. Si contraire à la loi de Moïse que fût la vie pratique des juifs, ils ont toujours sauvegardé la liberté théorique. Tous les juifs suivaient, pour ainsi dire, la tradition pratique, mais chacun se faisait un code à part, en com-
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mentant à sa guise la loi de Dieu. Dès que la pression extérieure imposée par le pouvoir chrétien ou musulman se relâchait un peu, l'esprit juif, sautant par-dessus les Rabbins, aspirait vers la liberté et réagissait à l'instant même sur le monde non juif. De là même la tendance de tous les pouvoirs despotiques, chrétiens, musulmans ou païens de maintenir les juifs sous le dogme rabbinique; dogme qui est d'accord avec les principes fondamentaux sur lesquels reposent l'absolutisme, l'esclavage et l'orgueil national, c'est-à-dire, l'esprit de castes et de privilèges.
Le jour du grand pardon institué par les Pharisiens, joue un grand rôle dans le Talmud.
Mais les Rabbins ne sont nulle part d'accord sur son influence. Tantôt il est dit 1 : a Tous les péchés de la Thorah, sauf trois, le jour du Kipour les remet, n'imparte que C homme ait fait