Dcutéronome, ch.lp. iv, v. k
LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. l'i la sagesse et de la raison'. C'est un grand peuple! Car où est un autre peuple, auquel comme lui, Dieu soit si proche comme Jéhovah noire Dieu l'est pour tout ce que nous appelons à lui ? Où est le grand peuple qui ait des ordonnances et des lois si justes', comme toute la {Thorah) (Ensemble des doctrines) que j'expose devant vous aujourd'hui même Seulement, n'aie garde d'oublier ces paroles, etc., etc. »
On le voit, le peuple d'Israël ne doit sa grandeur, d'après Moïse, qu'à la justice de sa loi, laquelle loi est basée sur la sagesse et sur la raison. C'est Moïse lui-même qui nie formellement et en toutes lettres, toute révélation miraculeuse et céleste. Sa doctrine ne lui est pas révélée par le ciel mais par la Raison. Elle vient du cœur et de l'esprit. Si jamais elle doit devenir universelle et gagner toutes les nations, c'est que on l'admirera en s' écriant : r< Mais quelle loi grande, juste, raisonnable et quel peuple sage qui a de telles lois, une telle justice et une telle Raison ! » Ces considérants seraient tout à fait su-
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perflus si la loi était aveuglément imposée par le ciel, si le dogme enseignait au peuple qu'il faut avant tout la foi et que la foi, si incompréhensible qu'elle fût, est supérieure à la Raison et à la Sagesse.
Moïse n'a jamais exigé la foi. Les devoirs qu'il impose aux uns n'ont d'outre but que d'assurer les droits des autres. Ses lois sont motivées, sinon particulièrement du moins généralement Elles n'ont d'outre raison d'être que le bien général. Son amour de Dieu n'a d'autres résultats que le bien des hommes. 11 dit' : « Maintenant Israël, qu'est-ce que Jéhovak demande de toi, sinon d'observer ses lois, etc., etc., pour ton bien*, car' Jéhovah le Dieu des dieux, le seigneur des seigneurs, le fort, le grand, le puissant, le formidable, n'a égard à aucun visage, il ne prend pas de salaire corrupteur. Il rend justice