‹ Molière, 1622-1673Chapitre 114 sur 223 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ALBERT

O juste ciel ! je tremble ; Car enfin nous avons peu de commerce ensemble. Quelque tempête va renverser mes desseins, Et ce secret, sans doute, est celui que je crains. L'espoir de l'intérêt m'a fait quelque infidèle, Et voilà sur ma vie une tache éternelle ! Ma fourbe est découverte. Oh ! que la vérité Se peut cacher longtemps avec difficulté ! Et qu'il eût mieux valu pour moi, pour mon estime. Suivre les mouvements d'une peur légitime.

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