‹ Molière, 1622-1673Chapitre 58 sur 223 · ACTE QUATRIEME. SCENE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME. SCENE QUATRIEME

Je vous le dis encor, ces bouillants mouvements.

Ces ardeurs de jeunesse et ces emportements

Nous font trouver d'abord quelques nuits agréables;

Mais ces félicités ne sont guères durables,

Et notre passion alentissant son cours.

Après ces bonnes nuits, donnent de mauvais jours.

De là viennent les soins, les soucis, les misères,

Les fils déshérités par le courroux des pères.

LÉANDRE

Dans tout votre discours je n'ai rien écouté Que mon esprit déjà ne m'ait représenté. Je sais combien je dois à cet honneur insigne Que vous me voulez faire, et dont je suis indigne ; Et vois, malgré l'effort dont je suis combattu. Ce que vaut votre fille, et quelle est sa vertu. Aussi veux- je tâcher...

ANSELME

On ouvre cette porte ; Retirons-nous plus loin, de crainte qu'il n'en sorte Quelque secret poison dont vous seriez surpris.

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