‹ Molière à ChambordChapitre 17 sur 48 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les mêmes, MOLIÈRE.

soYEcouRT, sam voir Molière.

A la mort-chiens ! ha-hai ! ce sont des cris cela ! Et non pas ba la chou, ba la ba ba la da ! (Apercevant Molière).

Ah ! que je vous embrasse, et vous embrasse encore, Mon cher Monsieur Molière !

MOLItlRE.

En vérité, j'ignore A quel propos...

SOYECOURT

Comment ! et ce brillant portrait, Dorante le chasseur... c'est moi, moi, trait pour trait. Cet éloge, morbleu, me chatouille, me flalle,

Et ma reconnaissance avec transport éclate. Tudieu ! c'est un portrait empreint d'un goût exquis, Vivant!., et si pourtant j'en croyais le Marquis, Je serais ridicule, et je viendrais vous faire. Au lieu d'un compliment, une fâcheuse alTaire. Je suis berné, dit-il.

MOLIÈRE

Vous ?

SO\'ECOURT.

Moi, berné.... voilà Ce que dit le Marquis... Mais qui croira cela? Cerf-dix-cors ! il n'est pas de plume assez hardie Pour faire d'un Soyecourtun sot de comédie. Ah ! s'il vous faut en tout dire la vérité, Je n'aime pas un mot de vous qu'il m'a cité, Cri de chasse... ha la ba ba la chou... C'est étrange. Ce n'est pas du métier..-.

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