‹ Molière à ChambordChapitre 19 sur 48 · BÉJART · texte numérisé non relu

BÉJART

Ni moi.

ARMANDE

Ni moi.

MOLIÈRE

Si vous ne savez pas, que diable y puis-je faire?

Morbleu ! si vous aviez l'esprit à votre affaire,

Au lieu d'ouvrir l'oreille aux fadeurs qu'on vous dit,

(A part).

Vous sauriez mieux, Madame. Ah ! ce Lauzun maudit !

(A ArmandeJ.

Madame, c'est h vous que cet avis s'adresse.

Oui, je reconnais Ih votre rare tendresse : C'est contre moi toujours qu'on vous voit éclater. (A Lauzun, avec lequel elle parle pendant presque toute la scène). Monsieur le Comte, allons, faites-moi répéter.

46 MOLIÈRE A CHAMBORU.

MOLIÈRE

(Bas à Baron).

Elle me brave cncor... Mels-loi près de ma femme,

(A imrt).

Ecoule ce qu'on dit. Ah ! séducteur infâme! Va, Baron.

BARON

On me hait, et je puis h cela Gagner quelque apostrophe...

(Baron va se placer près de Lauzun et d'ArmandeJ.

MOLIÈRE

(Aux acteurs).

Hé, non !.. Placez-vous là, A^ous ici.

LA GRANGE

Nous savons le Bourgeois gentilhomme, Répétons l'autre pièce.

MOLIÈRE (à part).

Ah ! ce Lauzun m'assomme !

(A Brécourt).

Je n'y peux plus tenir, et... Brécourt, commencer...

(Arrêtant Brécourt qui fait une entrée). Vous jouez le Marquis. Assez, Brécourt, assez ! Où diable avez-vous pris un marquis de la sorte?

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